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Les élus de la Ville de Montréal ont adopté à l’unanimité, lundi, une déclaration en appui à la carte électorale du Québec telle que redessinée partiellement par les parlementaires à l’Assemblée nationale.
Cette mouture devrait permettre le maintien de deux circonscriptions électorales, dont une située dans l’est de Montréal, qui étaient vouées à disparaître dans la nouvelle carte électorale présentée en janvier par la Commission de la représentation électorale (CRE) en vue des élections d’octobre prochain.
À la suite d'une saga judiciaire qui s'est conclue devant la Cour suprême, le gouvernement a déposé jeudi un projet de loi pour ajouter deux sièges au Parlement et éviter ainsi la disparition de la circonscription montréalaise d’Anjou–Louis-Riel et la fusion des circonscriptions gaspésiennes de Gaspé et de Bonaventure.
Le projet de loi maintient la création de deux circonscriptions dans les Laurentides, comme prévu par la CRE.
Le ministre responsable des Institutions démocratiques, Jean-François Roberge, avait reçu l’appui du Parti québécois, du Parti libéral du Québec et de Québec solidaire pour cette nouvelle mouture.
Or, le député indépendant de Saint-Jérôme, Youri Chassin, s’est opposé à l’adoption accélérée du projet de loi 3, en mentionnant le déni de justice que représente, selon lui, cette nouvelle carte électorale. C'est un équilibre que l'on rompt, avait-il indiqué sur les réseaux sociaux.
On ne sait pas quand l’Assemblée nationale aura l’occasion de voter sur le projet de loi 3.
Une disparition inacceptable
Pour la fille de l’est que je suis, c’est inacceptable de penser qu’on va perdre un député dans l’est de Montréal, a lancé lundi devant le Conseil municipal la mairesse de Montréal, Soraya Martinez Ferrada.
Le redécoupage proposé [par la CRE] ne reflète pas les gens qui vivent réellement dans nos quartiers ni leur réalité. C’est un calcul mathématique qui se base uniquement sur la répartition des électeurs, a-t-elle insisté.
Les critères utilisés par la CRE pour déterminer les nouvelles délimitations des circonscriptions ont fait l'objet de critiques vives, notamment par les élus municipaux, qui leur reprochent de ne pas prendre en compte d'autres modalités, comme la superficie d'une circonscription.
Le projet de loi 3, s'il est adopté, donnerait d'ailleurs le mandat à un comité d'étude de revoir les critères devant être pris en compte en vue du prochain redécoupage.
À Montréal, on a des milliers de non-citoyens dans nos quartiers : des personnes issues de l’immigration, des résidents permanents, des étudiants étrangers, des familles qui ont besoin de services et besoin d’être entendues. Ça serait une erreur de ne pas tenir compte de cette réalité dans les décisions prises à l’Assemblée nationale, a expliqué la mairesse Martinez Ferrada.
L'élue a aussi affirmé que la carte électorale présentée par la CRE constituait une erreur grave pour la gestion de nos services, en rappelant que l’île de Montréal avait déjà perdu une circonscription au précédent redécoupage électoral.
La Commission doit tenir compte de tout le monde qui vit au Québec, pas juste de ceux qui votent, a-t-elle résumé.


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