NE LAISSER PAS LE 5G DETRUIRE VOTRE ADN Protéger toute votre famille avec les appareils Quantiques Orgo-Life® Publicité par Adpathway
Médias 25/03/2026 13:15 Actualisé le 25/03/2026 15:09
Le producteur, réalisateur et ex-numéro 2 de France Télévisions est auditionné ce mercredi 25 mars à l’Assemblée nationale.

Bertrand Rindoff Petroff / Getty Images
Delphine Ernotte et Takis Candilis , ici en 2019 à Paris, ont collaboré pendant deux ans à la tête de France Télévisions.
Depuis le début des auditions, son nom a été beaucoup prononcé, Takis Candilis est pourtant pour une majorité de Français, inconnu au bataillon. La commission d’enquête sur la neutralité, le fonctionnement et le financement de l’audiovisuel public a repris son travail, après deux semaines de pause liée aux élections municipales. Après que Vincent Bolloré a ouvert le bal de cette nouvelle session d’auditions ce mardi 25 mars, c’est donc au tour de Takis Candilis d’affronter les questions des députés ce mercredi.
Le producteur et ancien directeur général délégué à l’antenne et aux programmes de France Télés est nettement moins connu des téléspectateurs, il n’en demeure pas moins que Charles Alloncle (député UDR dont le parti est allié du RN), rapporteur de la commission l’a très régulièrement cité. Delphine Ernotte, Rachida Dati, Élise Lucet... Autant de personnalités - pour n’en citer que quelques-unes - qui se sont vues être interrogées par Charles Alloncle sur Takis Candilis.
Qui est donc ce mystérieux fantôme qui plane sur la commission d’enquête, et pourquoi le rapporteur en a-t-il fait l’une de ses cibles favorites ? Un petit point CV s’impose, et attention, ce dernier est long comme le bras.
Actuellement, Takis Candilis est réalisateur. Son dernier film, L’enfant qui mesurait le monde, est sorti dans les salles obscures en juin 2024. Son précédent long-métrage derrière la caméra, Transit, remonte à 1982. Pendant ces 40 ans d’écart, il a eu une tout autre carrière.
Il s’est tout d’abord illustré dans la production de programmes culturels pour diverses chaînes, avant de s’essayer aussi à la fiction. Au point de devenir en 1999, directeur de la fiction de chez TF1. Une entreprise au sein de laquelle il prend rapidement du galon pour devenir trois ans plus tard directeur général adjoint et directeur de la production. Après huit ans passés ensuite à la tête de Lagardère Studios, il rejoint finalement Banijay en 2016. C’est précisément son poste dans l’entreprise de Stéphane Courbit qui intéresse la Commission d’enquête.
Le favoritisme de France Télévisions en question ?
Car peu après, en 2018, Takis Candilis est nommé directeur général délégué à l’antenne et aux programmes de France Télévisions par la présidente du groupe Delphine Ernotte, dont il devient de fait le numéro deux. Sauf qu’en 2020, il quitte le groupe d’audiovisuel public pour retourner brièvement chez Banijay.
Ce mouvement de carrière, qualifié « d’aller-retour » par Charles Alloncle, alimente selon lui les suspicions de favoritisme entre certaines sociétés de production et l’audiovisuel public pour des commandes d’émissions ou de fictions. Le rapporteur avait par exemple interrogé Élise Lucet à ce sujet, évoquant des montants très importants représentant d’après lui « près de 1 milliard d’euros d’argent public par an ».
Il lui avait demandé : « Aviez-vous connaissance de telles pratiques ainsi que des éventuels conflits d’intérêts éventuels ou, à tout le moins, des situations de pantouflage qu’elles sont susceptibles de faire naître ? Pourriez-vous demain réaliser une enquête sur ces sujets ? Enfin, entretenez-vous des liens personnels avec M. Candilis ou Mme Darrigrand ? (ex-directrice des programmes de France télé ndlr) ». La journaliste lui avait répondu en mettant en avant la définition du pantouflage dans le Code pénal qui concerne des élus, membres du gouvernement ou militaires, mais pas les salariés de France Télé.
Une « procédure de contrôle renforcée »
Face à Delphine Ernotte, il avait reposé cette question et évoqué des « prises illégales d’intérêt » en disant notamment « J’ai d’ailleurs d’autres exemples, comme celui de M. Candilis, chez Banijay, qui a fait la navette de Banijay à France Télévisions et qui a fortement augmenté les contrats de France Télévisions avec Banijay. Pourquoi ne réagissez-vous pas devant ces faits qui sont pourtant très graves ? ». La présidente de France Télévisions avait répondu avoir mis en place une procédure de contrôle renforcée précisément dans ce type de cas, préférée à une clause de non-concurrence.
Le secrétaire général de France Télévisions Christophe Tardieu avait précisé : « Lorsqu’un contrat est passé avec une société de production dans laquelle travaille un ancien salarié de France Télévisions, il y a systématiquement une escalade dans le niveau de prise de décision. Grosso modo, quasiment tous les contrats remontent au niveau de la présidente, avec une validation du contrôle général économique et financier, service de Bercy qui travaille au sein de France Télévisions. »
Banijay et Takis Candilis se défendent
En interrogeant Stéphane Courbit, Alexia Laroche Joubert et les autres patrons de Banijay, le 25 février, le nom de Takis Candilis avait, évidemment une fois encore été évoqué. Ces derniers avaient expliqué que les contrats signés avec France Télévisions ne représentaient que 1 % du chiffre d’affaires de la société de production. Charles Alloncle avait insisté « En 2018, année d’arrivée de Takis Candilis chez France Télé, vous avez augmenté de 8 millions le nombre de contrats passés avec France Télévisions, l’année d’après, ces montants ont encore augmenté de 11 millions. »
Stéphane Courbit avait donné une longue réponse détaillée et chiffrée affirmant notamment que les contrats avaient augmenté après le départ de ce dernier. « Vraiment, à aucun moment on ne peut imaginer que le passage de Takis Candilis chez France Télévisions a dopé nos contrats » avait-il conclu.
Ce mercredi 25 mars, Takis Candilis peut, enfin, répondre en son nom à toutes les questions que Charles Alloncle ne manquera probablement pas de lui poser sur les contrats signés entre France Télévisions et Banijay lorsqu’il était numéro 2 du groupe d’audiovisuel public.


4 month_ago
49



























.jpg)






French (CA)