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Quand les huskys deviennent un mode de vie

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MAGAZINE. Claudia Turcotte est une vraie passionnée des huskys. Entourée au quotidien de cette race nordique, elle adore pleinement ce mode de vie. L’Express Magazine est allé à sa rencontre et à celle de ses bêtes qu’elle peut considérer comme ses «bébés».

Le 17 décembre, sous une froide température à l’extérieur, Mme Turcotte, qui n’a pas d’enfants, nous a invités à l’intérieur de sa résidence.

Près de la table de cuisine, on y retrouvait le plus vieux de ses huskys au nom de Tormaq, qui était en mode détente. Son surnom? Le «petit parfait».

«Normalement, ce ne sont pas des chiens faits pour rester à l’intérieur. Je l’appelle le petit parfait parce que Tormaq est tranquille. Mais si je laisse Kana rentrer dans la maison, j’ai pu de chats ni de divan, en l’espace de pas grand temps. Ce sont des chiens qui ont besoin de beaucoup d’exercice pour être brûlés et fatigués», a-t-elle raconté.

Les huskys se collaient souvent à nous. (Photo : Ghyslain Bergeron)

Kana, la seule femelle, se retrouvait d’ailleurs dans un petit enclos, à l’arrière de la résidence de la passionnée de 49 ans, en compagnie des quatre autres mâles huskys surnommés Yuk, Tadi – qui était très malade et décédé peu de temps après notre passage – Kiran et Wakan.

Alors qu’on nous a permis de les prendre en photo à l’intérieur de leur habitat, les huskys débordaient d’énergie, notamment en bougeant dans tous les sens et en se chamaillant les uns des autres. D’ailleurs, ils venaient souvent se coller sur nous.

C’est le cas de le dire, ils ont du «gaz pas mal», pour reprendre les mots de leur maître.

«Ils sont des fugueurs et ont un gros caractère. Des chiens de meute, ça chasse. Si je les laisse dans le bois, ils vont vivre eux autres. Ça prend de la drive», a-t-elle expliqué.

Là où tout a commencé

Installée à sa table de cuisine, Claudia Turcotte a raconté que lorsqu’elle était petite, elle collectionnait les images de loup. «J’étais une fille à images», a-t-elle spécifié.

Mais c’est à 19 ans que la quarantenaire a eu son premier chien de cette race nordique; Mme Turcotte en a adopté 20 dans sa vie.

«J’allais magasiner et il y avait une animalerie pas loin. Il y avait un chien qui hurlait fort. Je n’avais pas besoin d’un chien à cet âge-là, mais je l’ai acheté. Il m’avait coûté 60 $. C’était un croisé husky, bébé, qui avait du caractère», s’est-elle souvenue.

À une certaine époque, Claudia Turcotte possédait 10 huskys.

«J’en ai déjà eu 14, mais j’avais une pension et je gardais une équipe de chiens d’une autre personne, à l’époque. J’avais un gros enclos à une autre place. C’était comme une business. Ça payait ma nourriture», s’est-elle exprimée.

C’est d’ailleurs grâce à cette race nordique si elle a découvert le traineau à chiens.

«Tu te sens libre, tu t’abandonnes et il faut que tu fasses confiance à tes huskys.»

Pendant l’hiver, Claudia Turcotte aime faire du traineau à chiens avec ses huskys. (Photo : gracieuseté)

La quarantenaire a toutefois mis en garde que cette activité demande beaucoup d’attention.

«Il faut toujours que tu sois alerte. Je regarde leurs oreilles et je peux voir s’il y en a qui sont nerveux ou d’autres moins nerveux. S’ils reviennent, ils vont commencer à courir très vite et je sais qu’il y a quelque chose qui les distrait», a-t-elle expliqué.

Selon Claudia Turcotte, le défi dans tout cela est l’écoute des huskys.

«Avant de partir pour faire du traineau, si je les sors de l’enclos, je les attache tout de suite. Sinon, s’ils sortent sans être attachés, ils peuvent partir et c’est difficile à les rattraper», a-t-elle ajouté.

Pendant l’hiver, si ce n’est pas du traineau, elle marche avec eux. Pour effectuer cette activité sans problème, elle doit les attacher avec une ceinture spéciale qu’elle porte.

Pendant la période estivale, elle fait du quatre roues avec eux.

Une équipe qui vieillit

Claudia Turcotte a des huskys qui sont âgés entre 6 et 10 ans.

Elle a déjà eu des bêtes qui ont vécu jusqu’à l’âge de 14 ans.

Alors qu’elle avait l’habitude dans le passé d’agrandir son équipe et de remplacer ceux qui sont décédés, voilà qu’elle mise dorénavant sur une meute réduite.

«Depuis la pandémie, ç’a été difficile. Je me suis séparée et je vis toute seule. Ce n’est pas difficile de les entraîner, c’est plus dans les sous que ce n’est pas facile. Chez le vétérinaire, les coûts ont doublé. Juste les vaccins, ça représente des milliers de dollars», a-t-elle confié.

Elle pense d’ailleurs qu’une «hiérarchie» est installée chez ses chiens, ce qui peut causer des frictions entre eux.

«Les vieux sont comme : ‘‘c’est chez nous icitte’’. Là, les bébés rentrent, vieillissent et se disent : ‘‘c’est moi le grand boss’’. Le vieux a de la misère à défendre, alors que le jeune est fringant. À ce moment-là, ça fait des frictions», a-t-elle laissé entendre.

«Cinq mâles et une femelle, c’est assez. C’est quelque chose une femelle, ça court! Elle mord toutes les fesses des mâles. Elle est fine, mais un peu bitch. Ça demande de la patience», ajoute-t-elle, en riant.

Des conseils

Questionnée sur des conseils à donner à ceux qui aimeraient avoir un husky, Claudia Turcotte a mentionné que la personne doit avoir le goût d’aller à l’extérieur et bouger avec les chiens.

«À moins 10 degrés Celsius, pendant une pleine Lune, mes huskys trippent solide», a-t-elle conclu.

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