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Le ministère des Forêts de la Colombie-Britannique a signé un protocole d'entente avec la Chine sur la construction moderne en bois. La province espère que cet accord dynamisera le secteur forestier alors qu'elle cherche des alternatives au marché américain.
L’accord non contraignant, d’une durée de cinq ans, implique aussi Ressources naturelles Canada. Il est l’un des cinq premiers accords avec Pékin à la suite de l’arrivée du premier ministre Mark Carney cette semaine.
Le ministère du logement chinois est aussi impliqué, l’accord prévoyant une coopération sur l'intégration de la construction moderne en bois dans les stratégies chinoises de rénovation urbaine et de revitalisation rurale, tout en explorant des approches pratiques pour des développements écologiques.

Des travailleurs sur un grand immeuble en bois en Chine. (Photo d'archives)
Photo : Reuters / David Gray
Pour Juliet Lu, spécialiste de la Chine et écologue politique à l'Université de la Colombie-Britannique, cet accord est relativement le plus facile dans les efforts du premier ministre, en comparaison des tarifs douaniers canadiens sur les véhicules électriques chinois ou les taxes chinoises sur le canola canadien.
Cependant, elle considère que la possibilité d’avoir davantage de bois d'œuvre britanno-colombien sur le marché chinois est positive, étant donné que la Chine utilise traditionnellement plutôt le béton et l’acier, grands consommateurs de carbone, pour ses projets de gratte-ciel.
L’accord stipule que le but est de renforcer le développement d’une chaîne industrielle pour la construction en bois, et mentionne des immeubles de grande hauteur et des projets en bois massif.

Le ministre des Forêts de la Colombie-Britannique, Ravi Parmar. (Photo d'archives)
Photo : Le ministère des Forêts de la Colombie-Britannique
Opportunités économiques
Juliet Lu explique que la demande de différents types de structures de bâtiments grandit en Chine. Elle y voit des occasions, notamment grâce aux nouvelles technologies de bois d'ingénierie permettant de construire des bâtiments plus grands.
Les travaux menés ces dernières années sur l'ouverture des réglementations à la construction d’ossature bois ont permis cela.
Si de précédents accords avaient été signés en 2010 et 2015, Juliet Lu explique que les réglementations ont depuis changé pour autoriser de plus grands bâtiments en bois à Pékin, Shanghai et Haikou.
Actuellement, nos exportations vers la Chine sont davantage composées de produits à faible valeur ajoutée, comme la pâte à papier et les grumes non transformées.
L'écologue politique considère que la demande chinoise de bois d'œuvre du pays pourrait avoir un gros impact sur le marché canadien tout en étant une goutte d'eau dans l'océan pour le marché chinois.
Dans une déclaration, le ministère des Forêts explique que cet accord est l'une des nombreuses actions face aux tarifs américains qui ont eu un impact significatif sur le secteur forestier britanno-colombien.
Récemment, la compagnie Domtar a décidé de fermer définitivement son usine de pâte et de papier à Crofton, sur l'île de Vancouver, affectant 350 travailleurs.
Mark Carney est en Chine pour la première visite d'un premier ministre canadien dans le pays depuis plus de huit ans. D'autres accords ont été signés notamment sur l'énergie et la sécurité alimentaire.
Avec des informations de La Presse canadienne


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