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PORTRAIT - Le conseil du prédicateur Abdelhakim Sefrioui a créé une vive polémique en affirmant que Samuel Paty avait « procédé à la discrimination des élèves musulmans». Un discours brutal, mais assumé, derrière lequel se joue le vrai débat juridique sur la qualification de l’association de malfaiteurs terroriste.
Il attire volontairement les foudres. Lundi dernier, lors d’une mise en scène bien orchestrée depuis la salle des pas perdus du Palais de justice de l’Île de la cité à Paris, Francis Vuillemin, l’un des quatre avocats d’Abdelhakim Sefrioui, principal accusé du procès en appel de l’assassinat de Samuel Paty par un terroriste islamiste, a déclamé «haut et fort» que le professeur avait «procédé à la discrimination des élèves musulmans» . Son client a été condamné en première instance à 15 ans de réclusion pour association de malfaiteurs terroriste.
Une outrance qui s’est instantanément transformée en raz de marée de réactions et d’opprobres, saturant les ondes et les réseaux sociaux. Et le procès en appel de Samuel Paty, pour lequel l’intérêt médiatique et populaire semblait s’être érodé, a soudain flambé. Or, il reste encore quatre longues semaines d’audience. Elles seront désormais un âpre et douloureux marathon judiciaire pour les parties civiles, qui ont déjà compris que la victime ne serait…


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