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La baisse des prix à la pompe de 30 centimes avancée par Michel-Edouard Leclerc ne pourra pas être appliquée. Le directeur des magasins de distribution fait son mea culpa.
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Par Rédaction Actu Publié le 19 mars 2026 à 22h04
La baisse d’« à peu près 30 centimes » par litre de carburant à la pompe, annoncée la semaine dernière par Michel-Edouard Leclerc, n’a pas eu lieu, a reconnu ce dernier jeudi 19 mars auprès de l’AFP, en expliquant qu’il « plaidait coupable » de n’avoir pas pu autant réduire les prix.
« Je plaide coupable d’avoir présumé de nos capacités de continuer à vendre moins cher », a déclaré le président du comité stratégique des centres E. Leclerc, leader de la distribution alimentaire en France.
Moins cher… mais pas de 30 centimes
Il regrette de ne « pas avoir anticipé une telle volatilité » des marchés du pétrole, mais rappelle n’avoir jamais annoncé « de campagne ou de promos » concernant des baisses de prix.
« Je vois bien l’attente que j’ai pu susciter auprès des automobilistes. Je m’en veux de ne pas avoir anticipé une telle volatilité », a-t-il plaidé, soulignant toutefois la faible marge, « inférieure à 1 % », prise sur le carburant par son enseigne, la « moins chère » à la pompe « dans 98 % des cas ».
Mercredi 11 mars au matin, Michel-Edouard Leclerc avait anticipé un recul des prix à la pompe « sur les deux jours qui viennent », consécutive à une redescente des cours du pétrole la veille, après des jours de hausse liée à la guerre au Moyen-Orient.
Cette baisse devait se faire en deux fois, 23 centimes puis sept centimes, avait-il précisé, tout en prévenant que les prix allaient encore « faire du yoyo » en fonction des soubresauts géopolitiques. Finalement, les prix sont restés hauts, autour de 2 euros le litre de carburant.
Dans certains centres Leclerc, ceux dont les cuves étaient vides, « on a quand même livré entre 20 et 25 millions de carburants entre 17 et 20 centimes moins cher que la veille », a fait valoir M. Leclerc.
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Mais « dès l’après-midi [du 11 mars] » les marchés « sont repartis plus fort » avec la paralysie du détroit d’Ormuz, par où transite habituellement un cinquième de la production de pétrole mondiale.
Pas le seul à faire des promesses
La distribution « n’a pas de capacité de négociation sur les marchés internationaux de pétrole », a insisté M. Leclerc. « Si le conflit dure, il faudra bien que l’État réduise sa marge » pour aider « les automobilistes les plus contraints », a-t-il estimé, invoquant également le rôle des raffineurs.
Mais ces derniers jours, le gouvernement a temporisé, en indiquant qu’une baisse des taxes n’était pas à l’ordre du jour.
La semaine dernière, le PDG de Coopérative U, Dominique Schelcher, avait également assuré que les prix allaient « baisser nettement à la pompe ». « Il y a eu une baisse progressive de plusieurs centimes dans certaines stations sur plusieurs jours, mais on est totalement tributaire de la volatilité des cours et de l’évolution de la situation géopolitique », a déclaré jeudi à l’AFP Coopérative U.
Jeudi, le gazole, carburant routier le plus utilisé, se vendait à 2,084 euros le litre en moyenne en France, d’après un calcul réalisé sur les prix rapportés par quelque 9 600 stations à un site gouvernemental.
C’est une augmentation de 36 centimes (21 %) par rapport au 27 février, veille des premières frappes israélo-américaines sur l’Iran. Le SP95-E10, l’essence la plus consommée, se vendait à 1,929 euro le litre, 20 centimes de plus qu’au 27 février.
Source : AFP
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