Avec un baril de Brent toujours autour de 107 dollars sur fond de guerre au Moyen-Orient, l’Italie a décidé de réduire d’environ 25 centimes le prix des carburants. Une mesure temporaire qui attire déjà les automobilistes et suscite des réactions contrastées.
La hausse des cours du pétrole continue de peser sur le budget des automobilistes. Ce matin, le Brent de la mer du Nord, référence mondiale du brut, évoluait encore autour de 107 dollars, malgré une légère baisse. Dans ce contexte de tensions liées à la guerre au Moyen-Orient, l’Italie a décidé d’agir pour limiter l’impact de cette flambée à la pompe.
La cheffe du gouvernement italien Giorgia Meloni a annoncé une baisse d’environ 25 centimes par litre sur l’essence et le gasoil, ainsi que des aides ciblées pour les transporteurs et les pêcheurs. Une décision immédiatement visible dans les stations-service, où de nombreux automobilistes se sont rendus pour profiter de cette réduction.
"Oui, la crise économique est là. Donc c’est normal que le prix soit un peu plus bas", estime Alessio. Dans les zones proches de la frontière, les professionnels s’attendent désormais à un afflux d’automobilistes français.
"On devrait s’inspirer de l’Italie"
"On va avoir des bouchons ici, des Français vont venir pour l’essence. On a toujours des Français ici", anticipe une habitante. Une perspective qui reflète l’écart de prix désormais perceptible entre les deux pays. Certains usagers français regrettent d’ailleurs de devoir traverser la frontière pour faire des économies.
"On devrait s’inspirer de l’Italie. En grande partie, c’est des taxes d’État. La répercussion de l’augmentation des barils, elle ne vient pas tout de suite. C’est du vol", dénonce un automobiliste des Alpes-Maritimes. Mais cette baisse ne convainc pas tout le monde. Artisan du bâtiment, Fortunéo parcourt de nombreux kilomètres chaque jour.
"Cette réduction de 25 centimes ne me fait ni chaud ni froid. Elle ne signifie rien parce qu’il y a un problème, ils l’ont instrumentalisé. Et maintenant on parle de guerre, de ceci et de cela, et on en revient à la situation d’avant", confie-t-il. Pour l’heure, ce coup de pouce est prévu pour une durée limitée à vingt jours. Reste à savoir s’il sera prolongé si les tensions sur les marchés pétroliers se poursuivent.


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