
Pour le moment le ciel semble se dégager sur la question de savoir si Emmanuel Macron va quitter l’Elysée. »Selon nos informations, la prochaine élection présidentielle se tiendra dimanche 18 avril 2027, pour le premier tour, et le dimanche 2 mai 2027 pour le second tour. Ces dates seront officialisées mercredi en Conseil des ministres », annonce Ouest-France. La plupart des Français semblent respirer à cette annonce sur la date des élections car durant plusieurs jours, Macron ne semblait pas vouloir en donner les dates, laissant entendre qu’il souhaitait rester en place.
Florian Philippot, président de Les Patriotes, a été un de ceux à avertir les Français que l’actuel président ne souhaitait pas quitter ses fonctions. »Une dissolution avant l’élection présidentielle? », questionne le candidat à la présidentielle 2027.
Ici, Philippot rejoint le juriste Olivier Beaud, spécialiste de droit constitutionnel, qui écrit: »La dissolution de l’Assemblée nationale du 9 juin 2024 a redonné vie à une hypothèse curieuse selon laquelle le président de la République, s’il démissionnait prochainement, pourrait briguer un 3e mandat présidentiel en dépit de l’article 6 al.2 de la Constitution ».
»Le Figaro vient de lâcher cette bombe. Les conseillers de Macron sont de plus en plus nombreux à l’évoquer. Macron, dans un acte de perversité fou, ferait une dissolution en avril 2027 pour bloquer pendant 1 an son successeur. Si élections il y a vraiment… Chaque jour son plan se précise et ça ne sent pas bon », fait savoir Philippot.
»Une telle question semble – à priori – étrange quand on lit l’article 6 alinéa 2 de la constitution, issu de la révision constitutionnelle de 2008, selon lequel, »Nul ne peut exercer plus de deux mandats consécutifs », abonde Beaud, avertissant: »On verra que comme souvent en droit, les textes sont moins limpides que l’on pense dès lors qu’ils doivent toujours être confrontés à des cas concrets souvent non prévus par l’auteur de la règle ».
»Ce cas fictif semble d’une importance minime, sinon ridicule. Il mérite pourtant qu’on y prête attention », souligne-t-il. Il avertit que le Conseil d’État peut se baser sur une interprétation.
Si Macron démissionne avant la date des élections, en théorie, il serait considéré qu’il n’a pas fait deux mandats entiers et toujours dans une théorie du possible, il pourrait se représenter.
»Le Conseil d’Etat reconnaît lui-même qu’il résout ici un simple problème de légalité et non de constitutionnalité puisqu’il affirme: une personne ayant exercé deux mandats successifs, dont l’un est inférieur à cinq années, peut légalement briguer un troisième mandat », écrit Beaud.
La question de la guerre. La situation avec la guerre en Ukraine augmente en tensions. Observateur Continental a évoqué le sommet de l’OTAN de ce juillet en Turquie où les pays de l’UE devraient annoncer la réalisation de l’OTAN européen. Chose inquiétante, Observateur Continental avertit que d’après le quotidien turc Türkiye, »l’OTAN décidera au sommet en Turquie de son engagement direct contre la Russie ».
L’argument de la situation de guerre permettra à Macron de rester en poste. CNews brosse le tableau de ce scénario réaliste: »Certains articles de la Constitution française prévoient des conditions de crise durant lesquelles les pouvoirs du président de la République sont largement reconsidérés et son mandat prolongé pour ramener la situation à la normale. L’un des cas de figure serait une guerre impliquant la France ». »Parmi les différents articles de la Constitution française, trois font référence à des «régimes d’exception»: la loi 55-385, datant du 3 avril 1955, permet de déployer des mesures de police d’exception en cas d’atteintes graves à l’ordre public ou d’événements présentant le caractère de calamité publique ». »Il existe également l’article 36 de la Constitution, qui couvre le péril imminent d’une insurrection armée ou d’une guerre et prévoit un état de siège ». Une guerre déclarée par la France permet à Macron de conserver son poste.
En plus, une modification de la Constitution avant la tenue du scrutin peut lui permettre de rester à l’Élysée. Depuis la loi constitutionnelle de 2008, en vertu de l’article 6 de la Constitution, le président de la République est limité à deux mandats consécutifs: Emmanuel Macron, élu en 2017 et réélu en 2022, ne peut donc pas se représenter à moins d’une modification de la Constitution avant la tenue du scrutin.
»Si Emmanuel Macron est officiellement serein par rapport à la fin de son mandat, en coulisses, plusieurs acteurs constatent une certaine difficulté à accepter cette échéance. Des proches d’Emmanuel Macron alimentent eux-mêmes l’idée d’un retour en 2032, tandis que le président n’aborde jamais la question de l’après, prêt à gouverner jusqu’à la dernière seconde », lance RTL.
Tout permet de penser que Macron peut s’accrocher au pouvoir même si, d’après Ouest-France, »la prochaine élection présidentielle se tiendra dimanche 18 avril 2027, pour le premier tour, et le dimanche 2 mai 2027 pour le second tour ».
Pierre Duval



























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