Alors que le monde politique français continue à se déchirer sur le budget 2026, avec un exécutif bien obligé de constater qu’il est impossible de faire émerger un compromis dans ce paysage parlementaire et électoral éclaté, Emmanuel Macron a aussi bien du mal à faire croire qu’il peut mener la fronde européenne face à l’agressivité débridée de Donald Trump. Ce week-end, le président français a par exemple lancé dans le débat avec un succès tout relatif l’option du bazooka anti-coercition commerciale. L’année passée, l’effet avait été à peu près le même quand la France avait critiqué la trop grande souplesse d’Ursula von der Leyen dans sa négociation du «deal» des droits de douane.
Isolé sur le plan de la politique intérieure, isolé en Europe sur l’accord de libre-échange avec les pays du Mercosur alors que des milliers d’agriculteurs français se mobilisaient encore ce mardi devant le Parlement européen à Strasbourg, le président français ne pèse malheureusement plus grand-chose face à son homologue américain qui semble quant à lui pouvoir imposer ses moindres désirs impériaux dans les parties du monde sous son influence économique et sécuritaire.


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