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Jean-Luc Mélenchon est revenu ce dimanche à Perpignan sur la polémique née de sa prononciation du nom du pédocriminel Jeffrey Epstein, affirmant que « cet homme-là n'avait aucune religion ».

La rédaction avec AFP - Aujourd'hui à 18:44 | mis à jour aujourd'hui à 19:05 - Temps de lecture :

Digiteka PlaceHolder

En meeting à Perpignan (Pyrénées-Orientales) ce dimanche, Jean-Luc Mélenchon est revenu sur la polémique née de sa prononciation du nom du pédocriminel Jeffrey Epstein. « Ce n'est pas moi qui ait fait le rapprochement entre Epstein et sa religion », a déclaré le leader de La France insoumise (LFI), en référence aux accusations d'antisémitisme qui ont resurgi à son encontre depuis qu'il a prononcé « Epstine au lieu d'Epstein », jeudi à Lyon. « Cet homme-là n'avait aucune religion, et il n'y a aucun Dieu qui puisse se réclamer d'une raclure et d'une ordure pareille », a-t-il martelé devant quelque 2 000 personnes, lors de ce meeting de soutien au candidat LFI aux municipales à Perpignan, Mickaël Idrac. « N'assignez pas l'islam à ceux qui tuent, n'assignez pas Epstein à la religion non plus », a-t-il encore exhorté, très applaudi par un public de tous les âges brandissant notamment des drapeaux français ou palestiniens.

« Je ne suis pas antisémite », a réaffirmé Jean-Luc Mélenchon, avant d'accuser ses détracteurs de s'être « tiré une balle dans le pied » en l'accusant d'antisémitisme et en faisant « le rapprochement entre Epstein et sa religion ». « La religion n'a rien à voir avec la politique [...] Pas de religion en politique, pas de religion dans la querelle. Il n'existe pas d'antisémites, ni parmi les électeurs insoumis, ni aucun dans nos rangs », a ajouté le patron des insoumis, soulignant qu'il n'y avait pas non plus « d'antimusulmans » dans ses rangs. « Nous combattons l'islamophobie, nous combattons le racisme antijuif », a-t-il ajouté.

Jean-Luc Mélenchon en meeting à Perpignan ce dimanche. Photo AFP/Ed Jones

Jean-Luc Mélenchon en meeting à Perpignan ce dimanche. Photo AFP/Ed Jones

Choisir « entre les fascistes et nous »

Comme il l'avait promis, le patron des insoumis a par ailleurs délivré une virulente « riposte antifasciste » dans la principale ville dirigée par le Rassemblement national, où s'était rendu la veille Jordan Bardella, un « suprémaciste », selon Jean-Luc Mélenchon. « La décision finale commence à présent dans le choix politique fondamental de la France. Entre eux, l'extrême droite, les fascistes, les suprémacistes et nous, il va falloir choisir, parce qu'il n'existe rien d'autre de durable, de stable », a lancé Jean-Luc Mélenchon.

Sous le feu des critiques depuis la mort du militant d'extrême droite radicale Quentin Deranque, le 14 février à Lyon, affaire pour laquelle plusieurs membres du mouvement antifasciste Jeune Garde, proche de LFI, sont mis en examen, le leader insoumis a affirmé que ses militants avaient été victimes d'un « traquenard ». « Nous demandons que l'organisation qui a tendu le traquenard, Némésis, soit dissoute », a-t-il martelé.

Photo Sipa/Mourad Allili

Les Écologistes posent des « conditions » pour une alliance avec LFI au second tour des municipales

La cheffe des Écologistes, Marine Tondelier, a prévenu ce dimanche que des « conditions » seraient posées au soir du premier tour des municipales avant d'envisager tout accord de second tour avec La France insoumise.Dans les villes où le mouvement de Jean-Luc Mélenchon fera plus de 10 % et pourra donc se maintenir, si les Écologistes ont « besoin d'eux pour gagner », il leur sera demandé de « clarifier leur situation », a-t-elle expliqué dans l'émission Dimanche en Politique sur France3. « On aura besoin le soir du premier tour, d'entendre de leur part des paroles fortes selon lesquelles les candidats décideront », a-t-elle prévenu.

« Qu'est-ce qu'ils pensent de la violence en politique? Est-ce qu'ils respectent les institutions républicaines ? Est-ce qu'ils trouvent que faire des sous-entendus - je ne parle même pas de dérapage parce que pour moi c'est fait exprès - antisémites, c'est un problème ou pas ? », a énuméré Marine Tondelier. « La question se posera mais moi je fais confiance aux chefs de file pour prendre les bonnes décisions », a affirmé Marine Tondelier, annonçant du « cas par cas ».

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