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L'ex-président du conseil d'administration de la Société de transport de Montréal (STM) Philippe Schnobb brigue l'investiture du Parti québécois (PQ) dans la circonscription montréalaise de Sainte-Marie–Saint-Jacques, en vue des élections générales de l'automne prochain au Québec.
Le chef péquiste Paul St-Pierre Plamondon a officialisé la nouvelle, mercredi, lors d'une conférence de presse en compagnie du principal intéressé.
Philippe Schnobb dit habiter cette circonscription depuis une trentaine d'années. La députée solidaire Manon Massé, qui en est la députée depuis 2014, a annoncé, en octobre dernier, qu'elle quitterait la vie politique à la fin de son mandat.
Le Parti québécois compte sur le départ de l'ancienne co-porte-parole de QS pour reconquérir ce comté du centre-ville de Montréal, qui a longtemps été un bastion péquiste.
Pour Philippe Schnobb, il ne faisait pas de doute que son engagement en politique devait se faire au sein du PQ, ce parti étant selon lui le bon véhicule pour mettre en priorité le bien-être des gens.
Il a révélé avoir pleuré en 1980 lors des résultats du référendum. Lors de celui tenu en 1995, alors qu'il était animateur à ICI RDI, il avait frissonné discrètement, dit-il, lorsque le oui avait été en avance dans les résultats, l'espace d'un moment.
Maintenant que le projet de référendum est revenu dans les discussions, a-t-il poursuivi, il y a un momentum, et j'espère avoir le privilège de faire partie de l'équipe qui va réaliser ce projet essentiel.
Philippe Schnobb a été journaliste à CBC/Radio-Canada pendant une trentaine d'années. Il a ensuite été président du conseil d'administration de la Société de transport de Montréal (STM), un poste qu'il a occupé de 2013 à 2021.
Il est le troisième candidat à l'investiture que présente le PQ en vue du scrutin prévu pour le 5 octobre, après Sandra Hernandez et Élodie Murphy-Gauthier.
Pierre par pierre, dans la région de Montréal, on va amener des candidatures de qualité.
Un doute sur son souverainisme
Plus tôt mercredi, lors d'une mêlée de presse à l'Assemblée nationale, Manon Massé a remis en question l'engagement indépendantiste du prétendant péquiste, qui se présente pour une formation dont le projet principal est la souveraineté.
Mme Massé a rappelé que M. Schnobb avait été candidat du parti municipal de Denis Coderre, ancien ministre du Parti libéral du Canada et ardent fédéraliste.
C'est juste un doute sur son côté souverainiste. Je n'ai pas souvenance d'entendre Philippe défendre la souveraineté du Québec.
On n'a pas à répondre à ça, a rétorqué Paul St-Pierre Plamondon. Il [Philippe Schnobb] a voté oui en 1980 et en 1995 et des témoins ont certifié qu'il est un indépendantiste.
C'est lui-même qui m'en a parlé, d'ajouter M. St-Pierre Plamondon.
Sainte-Marie–Saint-Jacques, un quartier fragilisé

À l'instar d'autres secteurs de Montréal, les arrondissements situés dans la circonscription de Sainte-Marie–Saint-Jacques abritent des personnes en situation de grande vulnérabilité. (Photo d'archives)
Photo : Radio-Canada / Ivanoh Demers
L’itinérance, la fragilité et l’insécurité qui marquent Sainte-Marie–Saint-Jacques nécessitent l’adoption d'une stratégie globale, a affirmé Philippe Schnobb lorsqu’il a été questionné sur les solutions qu’il comptait apporter s’il était élu.
Il faut prendre le temps d’aller à la rencontre des organismes qui sont aux premières loges et qui ont une très bonne idée de ce qu’il faut faire.
Oui, l’argent et le financement peuvent être en cause, a-t-il reconnu, mais le gouvernement peut aussi aider ces organismes à se concentrer sur leur mission, notamment en allégeant tout ce qui touche au contrôle de reddition de comptes.
Ce n'est pas tout d'avoir un métro
Mercredi, M. Schnobb a aussi été appelé à donner sa vision du financement du transport collectif, en raison de son expérience à la STM.
À Montréal, a-t-il expliqué, il faut développer le transport collectif si l'on veut qu'il soit attractif et disponible partout. Et particulièrement dans l'est de l'île de Montréal, où le service doit être amélioré.
Toutefois, il faut également entretenir les infrastructures parce que, c'est beau d'avoir un métro, mais s'il est en panne ou s'il ne roule pas parce qu'on ne l'a pas entretenu...
Oui, un gouvernement péquiste serait prêt à augmenter substantiellement les budgets des sociétés de transport, a assuré Paul St-Pierre Plamondon en réponse à une question en ce sens. Sur quoi le chef péquiste a décoché une flèche au gouvernement de François Legault : Le gouvernement qui est appelé à succéder à celui de la CAQ va se retrouver, peut-être, devant des situations financières très difficiles.
Le Plan québécois des infrastructures (PQI) est assorti d'une liste d'attente qui n'a aucun sens, a affirmé M. St-Pierre Plamondon, mais la maintenance des infrastructures et les services présentent aussi des problèmes.
Le député de Camille-Laurin affirme qu'il n'est pas normal que certains endroits dans l'est [de Montréal] soient très mal desservis, en comparaison avec n'importe quelle métropole d'Amérique du Nord ou d'Europe.
Avec les informations de La Presse canadienne


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