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DÉCRYPTAGE - Minées par les divisions, les troupes d’Olivier Faure tardent à s’accorder sur les modalités d’une éventuelle sélection interne, alors que les militants sont appelés le 9 juillet à se prononcer sur la stratégie présidentielle du parti.
Dans une autre vie, Olivier Faure aurait sans doute pu devenir entraîneur de football. Discret en apparence, le patron des socialistes est souvent décrit par ceux qui l’entourent comme un fin tacticien, habitué à raisonner « match après match ». Mais son art de la manœuvre, redouté par ses rivaux, a depuis montré ses limites dans un parti miné par ses guerres internes. « On est les Bleus dans le bus à Knysna en 2010. C’est la honte… », soupire un élu PS, en référence à la grève des joueurs tricolores pendant le Mondial en Afrique du Sud. « On est en train d’enjamber la présidentielle. C’est comme si on ne jouait pas la Coupe du monde ! », reprend ce même parlementaire.
L’équipe socialiste, même désunie, s’est malgré tout accordée sur une date butoir : les adhérents trancheront enfin la stratégie présidentielle de leur parti le 9 juillet, soit dans moins de quinze jours. Encore faut-il déterminer d’ici-là quelle option sera soumise aux militants. La « double primaire »


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