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SANTÉ. L’hydromorphone, aussi connue sous le nom commercial de Dilaudid, connait actuellement une pénurie à la grandeur du Canada. À Drummondville, la situation est présentement sous contrôle, mais tout de même fragile.
Ce médicament opioïde est normalement prescrit pour des douleurs aigües, par exemple, après une chirurgie.
«Ça fait quand même quelques semaines qu’on vit cette pénurie, fait remarquer Jean-Nicolas Talbot, pharmacien à une succursale Uniprix de Drummondville. La dose qu’on sert le plus souvent, c’est le 1 mg. C’est elle qui a vraiment été touchée en premier. Nous avons été proactifs dès que c’est tombé en pénurie, on a quand même réussi à se stocker un peu avec plusieurs compagnies».
Quand cela est devenu plus compliqué, il raconte avoir pu offrir le médicament en servant du 2 mg coupé en deux. «De notre côté, ça a quand même bien été», raconte-t-il.
Jean-Nicolas Talbot ajoute que, dans la dernière année, il y a eu plusieurs pénuries de différents médicaments. «L’équipe de pharmaciens commence à être habituée à voir des ruptures de stock. Pour l’instant, on prend ça au jour le jour, et si on se retrouve en pénurie, on va affronter ça comme on a pu le faire dans les derniers mois».
«On ne laissera personne sans médicaments pour la douleur, il y a d’autres alternatives qu’on peut offrir aux patients, spécifie Marie-Pascale Beaulieu, directrice des services pharmaceutiques à l’Association québécoise des pharmaciens propriétaires. On va le faire en collaboration avec leur médecin pour s’assurer que c’est cohérent dans chaque situation».
En contact avec certains grossistes qui approvisionnent les pharmacies, elle indique qu’une petite quantité d’hydromorphone revient en stock sous allocation, «donc pour être distribuée de façon équitable dans l’ensemble des pharmacies au Québec».
«Pour le moment, c’est sous contrôle, note Nathan Morin, pharmacien propriétaire d’une succursale Jean Coutu de Drummondville. Les grossistes sont capables de fournir à la demande. Par contre, ce qu’on craint, c’est que les grossistes épuisent les quantités qui sont déjà en stock, puis que, par après, on ait des ruptures de stock plus importantes».
Ce dernier souligne que les patients ne manqueront pas nécessairement de médicaments, puisqu’il existe plusieurs alternatives.
Du côté de l’hôpital Sainte-Croix, aucune pénurie d’hydromorphone n’est observée pour le moment, a confirmé par courriel Christine Douville, agente d’information de Santé Québec Mauricie-et-Centre-du-Québec — Universitaire.


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