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DÉCRYPTAGE - Découvrez ce qui a retenu l’attention de la rédaction du Figaro après la victoire du Racing 92 à Pau en barrage de Top 14 ce samedi soir (31-33).
TOPS
Manyarara, le vrai coup de cœur
Son histoire vaut le détour... Le jeune zimbabwéen, encore inconnu avant le début de la saison, a sorti une prestation époustouflante. Qualifié de «gros bosseur» par son entraîneur Patrice Collazo, le numéro 8 du Racing était partout, à la fois en défense (21 plaquages, un seul raté !) mais aussi en attaque avec sept défenseurs battus. Ballon en main, Shingirai Manyarara a constamment fait des dégâts avec une explosivité surprenante. À son crédit également, 64 mètres parcourus et une énorme percée (61e). Une belle trouvaille.
Un Racing tout puissant
Le pack ciel et blanc a fait très mal à Pau ce samedi soir. Et Patrice Collazo, ainsi qu’Olivier Azam, n’y est évidemment pas pour rien. À l’image d’un Demba Bamba constamment dans l’avancée, d’un Maxime Baudonne omniprésent ou d’un Romain Taofifenua en point d’ancrage, les Racingmen ont dominé les collisions pour venir à bout de Pau. Les Franciliens décrochent là une quatrième victoire de rang et compostent donc leur billet pour le dernier carré du Top 14.
Carbonneau et Gibert ont assuré
Il y a eu du déchet avec des jeux au pied mal dosés, une pénalité contre Carbonneau en début de partie mais les deux joueurs, aux gabarits modestes dans ce rugby de plus en plus costaud, ont livré une très bonne partition. Dans le sillage de son excellente fin de saison, le demi de mêlée, fils de l’ancien international Philippe Carbonneau, a inscrit un doublé et a souvent été dans les bons coups. Il n’a pas non plus triché en défense (7 plaquages, 0 raté). Le demi d’ouverture, lui, a été impérial face aux perches (7/7).
Auradou, match de patron
Il n’aura pas vraiment brillé en défense (5 plaquages, 3 ratés) et manque sans doute d’un brin de puissance, mais Hugo Auradou a parachevé sa saison par une nouvelle bonne performance. Pas remplacé dans ce match rythmé, l’international français a inscrit l’essai du réveil palois en début de match, a franchi deux fois et a également sauvé une action avant la pause. Il contre un ballon en touche et n’aura pas démérité sur l’ensemble de la rencontre.
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Ne rien oublier de la saison paloise
26 ans après sa dernière demi-finale, Pau n’était pas si loin d’y revenir. Mais cette défaite à domicile fait partie de son apprentissage. Et la saison des Béarnais, elle, est admirable. Longtemps dauphin du Stade Toulousain, les joueurs de Sébastien Piqueronies n’ont jamais perdu au Hameau de toute la saison régulière et ont su prendre des points à l’extérieur quand il le fallait. Séduisant offensivement, Pau fait assurément partie des belles surprises de cette saison et sort par la grande porte.
FLOPS
Le retour trop tardif de Pau
Trois minutes auront été fatales aux Palois. Fickou puis Carbonneau (50e, 53e) ont assommé leur adversaire du soir en donnant 16 points d’avance aux Ciel et Blanc. Malgré l’appui du public et deux essais inscrits en toute fin de match, Pau n’a pas pu renverser la rencontre. Dommage car son banc a pu faire la différence par séquences.
Des trois-quarts peu en vue
Ils ont été si brillants cette saison... Mais n’auront pas été beaucoup servis sur ce match de barrage. Les trois-quarts palois n’ont pas eu grand-chose à se mettre sous la dent, notamment les ailiers spécialistes du rugby à 7 Arfeuil et Grandidier-Nkanang. Brau-Boirie se sera mis en évidence en première période mais l’excellent Gailleton a été un peu plus discret. L’arrière Théo Attissogbe a été rassurant dans les airs mais n’a pas su semer la panique dans la défense adverse. Les Palois n’ont pas su se libérer et c’est bien dommage.
Habosi, la tuile ?
Il était au centre des attentions et, très vite, on a compris pourquoi. Surpuissant, le Fidjien n’a cessé de faire mal à la défense paloise. Puis a dû céder sa place à son compatriote Josua Tuisova en début de seconde période. D’abord blessé au visage et en sang, Habosi a ensuite été touché à une cheville. En espérant pour le Racing 92 qu’il puisse tenir sa place face à Toulouse.
Les rucks, la plaie du rugby
Allons-y gaiement, un ruck sur deux - ou pas loin - est pénalisable. Les attitudes au soutien ne sont que trop rarement sanctionnées. Plongeon, déblayage au-delà, joueur couché sur le porteur de balle... Encore une fois ce samedi soir, trop de fautes ont été oubliées dans ce secteur de jeu. Et de part et d’autre, bien sûr.


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