NE LAISSER PAS LE 5G DETRUIRE VOTRE ADN Protéger toute votre famille avec les appareils Quantiques Orgo-Life® Publicité par Adpathway
Dans « Parlez-moi d’histoire », les historiens Hugo Coniez et Olivier Dard évoquent cette figure de la droite assassinée le 4 juillet 1944 par un milicien.
Figure marquante de la droite de l’entre-deux-guerres, Georges Mandel (1885-1944) est avant tout un résistant hors norme. Son engagement particulièrement précoce contre le nazisme apparaît publiquement dès le début des années 1930. Voilà ce qui apparaît clairement dans le nouveau numéro de « Parlez-moi d’histoire ». Sur son plateau, Guillaume Perrault accueille les historiens Oliver Dard (auteur de Février 1934, l’affrontement chez Fayard) et Hugo Coniez. Ce dernier, qui publie chez Perrin Georges Mandel, le premier résistant, utilise l’expression moderne de « lanceur d’alerte » pour qualifier le personnage qui fut, sous la IIIe République, journaliste, chef de cabinet de Clemenceau, député et ministre.
« En novembre 1933, dans un discours qui est sans doute le meilleur de toute sa carrière, il alerte véritablement sur le péril nazi », explique Hugo Coniez, qui précise que, bien avant l’arrivée au pouvoir de Hitler, en janvier 1933, Mandel a pris connaissance du contenu de Mein kampf. Au-delà même de la spécificité abjecte de l’idéologie hitlérienne, le biographe souligne que celui qui fut ministre des PTT (1934-1936), des Colonies (1938-1940) et de l’Intérieur (18 mai-16 juin 1940) a toujours été un patriote hostile à l’Allemagne.
Opposition à Aristide Briand
« Qu’elle soit nazie ou non, il y est hostile, il rêve de la démanteler. Il juge l’Allemagne menaçante et sait d’ailleurs qu’elle réarme dès les années 1920, précise l’historien. Mandel est très bien renseigné, il a gardé des contacts qui remontent à la période de la Grande Guerre, avec les services de renseignements non seulement français mais aussi belges et britanniques. » Ce patriotisme inflexible fait partie des éléments qui isolent cet homme politique face aux adeptes du pacifisme et de la diplomatie.
Ainsi Mandel s’oppose-t-il farouchement à Aristide Briand (1862-1932) qui, en 1925, signe les accords de Locarno, avec, entre-autres, l’Allemagne de la République de Weimar, qui avait déjà commencé à réarmer en violant le traité de Versailles, et l’Italie de Mussolini. « Mandel est aux antipodes de la majorité et d’Aristide Briand, qui a été ministre des Affaires étrangères pendant sept ans. Briand est l’homme du rapprochement franco-allemand, c’est le pèlerin de la paix, avec la Société des nations (SDN). C’est l’homme de l’idée européenne », détaille Olivier Dard qui souligne au passage que, paradoxalement, Mandel se rapproche, pendant un temps, de l’Action française avec laquelle il partage le nationalisme anti-allemand.
Quand, en 1936, l’Allemagne remilitarise la rive gauche du Rhin, celui qui est alors ministre des PTT dénonce cette action illégale. « Il préconise, non pas une guerre préventive comme ses ennemis l’en accuse, mais la réaction la plus ferme possible et en particulier un retour à la politique de Louis Barthou (1862-1934) qui, jusqu’à son assassinat, avait commencé à nouer des alliances avec les pays d’Europe de l’Est surgis des ruines de l’Autriche-Hongrie, explique Hugo Coniez. Mandel va plus loin puisqu’il souhaite renouveler l’alliance franco-russe même si, maintenant, c’est l’URSS qui tient la place à Moscou. »
En juin 1938, Mandel dénonce bien sûr avec force les accords de Munich. Après l’entrée des nazis dans Paris, le 14 juin 1940, alors qu’il est ministre de l’Intérieur dans un gouvernement exilé à Bordeaux « il fait partie de ceux qui veulent poursuivre le combat, en partant soit pour Londres, soit, solution qui avait sa préférence, pour Alger. Il refuse l’armistice qu’il considère comme un piège. Pour lui, le pouvoir qui en sera issu ne pourra être qu’un régime fantoche », détaille le biographe. Condamné à la prison par Pétain avant d’être déporté à Buchenwald, Mandel est ensuite rapatrié à Paris et incarcéré à la prison de la Santé. Le 4 juillet 1944, il est assassiné par un milicien dans la forêt de Fontainebleau, très probablement sur ordre des Allemands.


1 month_ago
70



























.jpg)






French (CA)