L'édition 2026 du Salon de l'agriculture, marquée par l'absence de bovins, a enregistré une chute de 27,9 % de sa fréquentation cette année.

La rédaction avec AFP - Aujourd'hui à 17:51 | mis à jour aujourd'hui à 18:01 - Temps de lecture :

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L'édition 2026 n'aura pas été « commes les autres ». Le Salon de l'agriculture a enregistré une chute de 27,9 % de sa fréquentation cette année : l'évènement a rassemblé 437 402 visiteurs, contre 607 000 lors de l'édition précédente, loin du record de 2014 (703 000), a annoncé l'organisation ce dimanche soir à l'issue de l'évènement. « Le contexte était un peu particulier », avec l'absence des bovins, une première depuis 62 ans, qui « a beaucoup marqué » et aussi « beaucoup d'inquiétudes du monde agricole », a souligné le président de l’évènement, Jérôme Despey. « Quand il manque quelqu'un dans la famille, ce n'est pas comme d'habitude... »

Sur les quatre premiers jours du salon, le nombre de visiteurs affichait déjà un recul de l'ordre de 25 %. Le salon avait « respecté » le choix des éleveurs de ne pas amener leurs vaches en raison de la dermatose. « Au-delà de l’émotion légitime, un climat d’attentisme en a découlé. Certains ont hésité à venir. D’autres ont choisi de ne pas participer. Des appels au boycott, des prises de parole conflictuelles, des polémiques parfois surdimensionnées ont pu contribuer à nourrir le doute : un salon annoncé comme un lieu de tensions donne moins envie », ont par ailleurs mis en exergue les organisateurs du salon dans une lettre ouverte diffusée ce dimanche.

« Le Salon va revenir plus fort »

La fréquentation moindre peut aussi s'expliquer par plusieurs « facteurs exogènes », comme les vacances scolaires - pour la première fois depuis huit ans, l'ensemble des trois zones étaient en congés en même temps sur plusieurs jours pendant le salon - ou la météo pluvieuse avec des inondations dans plusieurs régions, qui a pu empêcher certains visiteurs de venir

Son président Jérôme Despey note toutefois quelques aspects positifs, avec un « aspect plus qualitatif » pour certains exposants qui ont eu l'impression de « pouvoir mieux dialoguer » entre eux mais aussi avec les visiteurs et les responsables politiques. Mais « bien sûr que l'année prochaine sera différente », a assuré le président. « Le Salon va revenir plus fort. » Il entend se réunir rapidement avec les président d'autres salons et le gouvernement pour « permettre d'avoir des protocoles qui nous permettent de sécuriser » ce type d’évènements et leurs participants « au delà des protocoles sanitaires édictés par l'État » dans un contexte de nécessaire adaptation aux nouvelles crises potentielles.

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