Plus de deux mois après le spectaculaire cambriolage survenu dans le musée parisien, BFMTV a fait ce lundi de nouvelles révélations sur l'enquête.

La rédaction - Aujourd'hui à 12:01 | mis à jour aujourd'hui à 12:26 - Temps de lecture :

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Dimanche 19 octobre 2025, 9h30 : un commando de quatre personnes utilise une nacelle pour ouvrir par effraction l’une des fenêtres de la galerie d’Apollon et faire irruption dans le musée du Louvre. Les malfrats brisent les vitrines, s’emparent de neuf bijoux de la Couronne - dont un a été retrouvé, abîmé - et déguerpissent. Deux mois après le « casse du siècle », BFMTV révèle ce lundi des détails sur l'enquête en cours. On fait le point sur les révélations.

Les bijoux volés. Photos Interpol via AP/Sipa

Les bijoux volés. Photos Interpol via AP/Sipa

Huit bijoux avec 8 482 diamants

Les huits bijoux volés représentent 88 millions d'euros. Dans le détail, selon BFM TV, ils comportent 8 482 diamants, 35 émeraudes, 34 saphirs et 212 perles, sans compter l'or.

Les bijoux valent en fait bien plus entiers, qu'en morceaux. « C’est la valeur patrimoniale qui compte, plus que les gemmes. Car la taille est ancienne. Les tailles ont évolué au cours des siècles », décrypte Geoffray Riondet, gemmologue, sur BFMTV. « Ce serait une tragédie, s’ils retaillent les pierres et fondent l’or. » Les bijoux perdraient alors leur « valeur historique », d'où une valeur relativement « basse » de 88 millions d'euros.

Qui sont les principaux suspects ?

Selon BFMTV, les deux principaux suspects sont Ayed G., dont l'ADN a été retrouvé sur un scooter, et Abdoulaye N., 39 ans. Les deux autres sont Slimane K., dont l'ADN a été retrouvé dans la nacelle, et Rachid H., 38 ans, interpellé en Mayenne.

Une femme de 38 ans, compagne de l'un des suspects et soupçonnée de complicité, a pu obtenir sa libération sous contrôle judiciaire.

Un commanditaire à l'« accent slave »

Abdoulaye N. aurait expliqué avoir été contacté deux jours avant le cambriolage par « une équipe de deux personnes à l'accent slave », qui lui auraient proposé de participer à « un banal cambriolage » contre 15 000 euros.

Ayed G. a, lui, assuré que les bijoux lui avaient été arrachés dès la descente de la nacelle et avoir été recruté par un homme surnommé « Laser ».

Ingérence russe ? Collectionneur privé ? « Il y a deux pistes, celles de la revente et celle d’un commanditaire », assure Geoffray Riondet, spécialiste des pierres précieuses, sur BFMTV ce lundi. 

Des cambrioleurs partis d'Aubervilliers

Selon BFMTV, l'équipe de malfaiteurs est partie d'Aubervilliers (Seine-Saint-Denis), comme le montrent les caméras de surveillance de la ville.

A 7h37, un scooter et un utilitaire blanc seraient partis d'une cité, pour arriver vers 8h à Ivry-sur-Seine (Val-de-Marne). Les conducteurs laissent l'utilitaire sur place et repartent ensemble sur le scooter à leur point de départ.

A 8h37, le camion-nacelle quitte Aubervilliers, en même temps que le scooter. Un autre scooter part les rejoindre plus tard dans le XIIe arrondissement de Paris, après avoir récupéré un passager à Pantin. L'équipe compte alors quatre personnes.

Le cambriolage commence à 9h34. 

Quelques minutes après, les deux scooters quittent le Louvre et rejoignent l'utilitaire banc. Le groupe se divise alors en deux hommes sur deux scooters, et deux hommes dans l'utilitaire. L'un part vers l'est, l'autre vers l'ouest de la capitale.

L'utilitaire blanc n'a pas été retrouvé, le butin non plus.

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