NE LAISSER PAS LE 5G DETRUIRE VOTRE ADN Protéger toute votre famille avec les appareils Quantiques Orgo-Life® Publicité par Adpathway
Les prochaines heures pourraient être critiques pour le maintien officiel du cessez-le-feu entre l’Iran et les États-Unis. Plusieurs échanges de frappes ont eu lieu ces derniers jours entre les belligérants, et Donald Trump s’est de nouveau fait menaçant. Le Devoir fait le point.
Que s’est-il passé ces dernières heures ?
Lundi, un hélicoptère états-unien s’est écrasé près du détroit d’Ormuz après être entré en collision avec un drone iranien. Les deux militaires à bord de l’hélicoptère ont été secourus. Les États-Unis ont accusé l’Iran d’être responsable de l’attaque. De son côté, le régime des mollahs a laissé entendre que l’impact n’était pas intentionnel.
En riposte, les États-Unis ont lancé mardi des « attaques de légitime défense » en frappant des installations militaires près du détroit d’Ormuz. Selon la télévision d’État iranienne, ces frappes ont également atteint deux réservoirs à Sirik, privant 20 000 Iraniens d’eau potable.
L’Iran a à son tour riposté dans la nuit de mardi à mercredi. Des attaques de missiles et de drones ont été lancées sur des bases états-uniennes au Moyen-Orient. Les autorités de Bahreïn, de Jordanie et du Koweït ont annoncé avoir procédé à des interceptions. Aucun dommage n’a été rapporté.
Qu’est-ce que Donald Trump a dit ?
Mardi, le président états-unien avait déclaré que les deux parties étaient près de conclure une entente en vue de prolonger le cessez-le-feu. Mais son ton avait changé mercredi matin : il a écrit sur son réseau Truth Social que les Iraniens avaient été trop lents pour négocier un accord et qu’ils « devront en payer le prix ».
Plus tard, dans le Bureau ovale, il a été plus explicite. « On va les attaquer, les attaquer très durement », a-t-il lancé devant des journalistes. « On était vraiment sur le point de conclure un accord, mais ils n’arrêtent pas de nous mener en bateau, ils se moquent de nous. »
Le cessez-le-feu pourrait-il tomber ?
Selon Thomas Juneau, expert de l’Iran à l’Université d’Ottawa, « les prochaines heures vont être cruciales pour voir si l’intérêt en faveur d’une désescalade ou d’une continuation de l’escalade va primer ».
Depuis deux mois, les deux parties voulaient éviter une reprise totale des combats. L’Iran avait besoin de reprendre son souffle après avoir été durement touché militairement et économiquement. Et aux États-Unis, les républicains espéraient une baisse du prix du pétrole à l’approche des élections de mi-mandat.
« Là, c’est un peu différent, dans le sens où la tension a vraiment monté. Les deux côtés veulent envoyer des messages forts. Il y a beaucoup de frustration parce que les négociations ne progressent pas. »
Est-ce que des infrastructures civiles pourraient être visées ?
« Oui, et il y a un risque énorme », répond Thomas Juneau. Sur X mercredi, le président iranien, Massoud Pezeshkian, a écrit que « les infrastructures vitales sont les artères de la vie des peuples ». Il a ajouté que s’y attaquer « n’est pas une démonstration de force, mais un signe de désespoir ».
Il y a quelques semaines, le régime des mollahs avait fait savoir que si ses infrastructures critiques liées à l’eau et à l’énergie étaient frappées, l’Iran mènerait le même genre d’attaque au Koweït, au Qatar et aux Émirats arabes unis.
Ces pays sont vulnérables en raison de leur dépendance aux usines de dessalement de l’eau. De telles attaques auraient des répercussions désastreuses sur le plan humanitaire et porteraient un dur coup à toute tentative de désescalade, ajoute M. Juneau.
Les négociations se poursuivent-elles ?
Oui. Malgré la recrudescence de la violence, des médiateurs du Qatar sont arrivés mercredi à Téhéran pour reprendre le dialogue avec les autorités iraniennes.
« Il n’y a absolument pas de contradiction », souligne Thomas Juneau. « La violence qu’on voit en ce moment, c’est une façon pour chaque côté d’essayer de mettre de la pression sur l’autre pour extraire plus de concessions au niveau politique et diplomatique. »
Les négociations actuelles ne portent pas sur le programme nucléaire iranien. Elles concernent principalement une prolongation du cessez-le-feu assortie de la réouverture du détroit d’Ormuz et de la levée de certaines sanctions économiques imposées à l’Iran.
L’un des principaux points d’achoppement touche à la guerre entre Israël et le Hezbollah au Liban. « L’Iran veut lier les deux fronts, iraniens et libanais, dans la même négociation pour un cessez-le-feu. Israël s’y oppose […] et veut garder une marge de manœuvre pour continuer les attaques contre le Hezbollah », rapporte M. Juneau.
La relation entre Israël et les États-Unis a-t-elle été ternie par la guerre en Iran ?
Plusieurs médias ont rapporté des discussions corsées entre le président Trump et le premier ministre israélien, Benjamin Nétanyahou, ces derniers jours, le premier cherchant à dissuader le second de relancer la guerre contre l’Iran.
Certains ont vu là une fissure dans l’alliance entre les deux alliés, mais pour Thomas Juneau, « fondamentalement, les deux restent très liés l’un à l’autre ». Ces désaccords sont « tactiques et pas stratégiques ou fondamentaux », estime-t-il. Du moins, pour l’instant.


21 hour_ago
56

























.jpg)






French (CA)