NE LAISSER PAS LE 5G DETRUIRE VOTRE ADN Protéger toute votre famille avec les appareils Quantiques Orgo-Life® Publicité par Adpathway
Le gouvernement fédéral n’a toujours pas directement répondu à la motion du conseil municipal de Toronto qui s’oppose à la présence d’agents de bureau de la sécurité intérieure et des douanes des États-Unis, mieux connu sous l’acronyme ICE, lors des matchs de la Coupe du monde de la FIFA.
Le cabinet du ministre fédéral de la Sécurité publique, Gary Anandasangaree, se contente pour l’instant de déclarer que les organismes canadiens d’application de la loi sont seuls responsables de l’application de la loi au Canada.
La motion, présentée par la mairesse de Toronto, Olivia Chow, et adoptée la semaine dernière, demande aux ministres fédéraux de la Sécurité publique et des Affaires étrangères de rejeter tout déploiement de l’ICE.
Toronto accueillera le match d’ouverture du Canada contre la Bosnie-Herzégovine le 12 juin.
Le ministre Anandasangaree demeure en contact régulier avec ses partenaires fédéraux et locaux afin d’assurer la sécurité de tous les événements de la Coupe du monde de la FIFA à Toronto et à Vancouver, indique son porte-parole Simon Lafortune par courriel.

MacIntosh Ross, chercheur au centre Scott McCain et Leslie McLean pour le sport, les affaires et la santé de l’Université Saint Mary’s, dit comprendre la méfiance des Canadiens envers ICE lors de matchs qui mettront en vedette des nations du monde entier.
Photo : Associated Press / Marcio Jose Sanchez
Questionné sur l’éventuel déploiement de l’ICE à Toronto, M. Lafortune insiste qu’ ICE n’a aucune autorité ni compétence sur le territoire canadien.
Le porte-parole de la ministre des Affaires étrangères, Anita Anand, Myah Tomasi, n’a pas non plus répondu directement à la question.
Le Canada se réjouit d’accueillir le monde entier pour la Coupe du monde de la FIFA. Toutes les questions relatives à la sécurité publique intérieure relèvent des autorités policières canadiennes, indique Mme Tomasi.
Le Canada organise ce tournoi de 39 jours avec les États-Unis et le Mexique. Treize matchs sont prévus à Toronto et à Vancouver.
En février, des conseillers municipaux de Vancouver ont également présenté une motion s’opposant à tout déploiement d’ICE lors des matchs de la Coupe du monde, mais celle-ci n’a pas été adoptée.
ICE possède actuellement cinq bureaux au Canada, dont un à Toronto et un à Vancouver.
L’agence a aussi joué un rôle dans la sécurité des Jeux olympiques d’hiver en Italie. Le département américain de la Sécurité intérieure a déclaré à l’époque, dans une publication sur les réseaux sociaux, que de toute évidence, ICE ne mène pas d’opérations de contrôle de l’immigration à l’étranger.
Un porte-parole de l’Agence des services frontaliers du Canada soutient que l’agence n’a pas connaissance des détails organisationnels d’ICE.
Une présence risquée
Un rapport d’Amnistie internationale, publié en début de semaine et portant sur les droits de la personne et la Coupe du monde, affirme que toute présence d’ICE au Canada pendant le tournoi serait risquée.
Des manifestations contre ICE et d’autres politiques de l’administration Trump ont déjà eu lieu dans les deux villes hôtes canadiennes de la Coupe du monde, Vancouver et Toronto, et pourraient se répéter pendant le tournoi, notamment si l’équipe américaine est tirée au sort pour jouer au Canada lors des phases finales et que des agents d’ICE sont déployés pour assurer la sécurité, précise le rapport.
Julia Sande, responsable des litiges stratégiques et des campagnes pour les droits des réfugiés et des migrants chez Amnistie internationale Canada, croit que les Canadiens devraient être alarmés par la perspective de la présence d’agents d’ICE au Canada.
Je pense qu’il est important d’envoyer un message clair : nous n’acceptons aucune coopération avec l’ICE. Nous ne voulons pas que le Canada suive leur exemple.
Leur présence pourrait certainement créer un climat d’inquiétude et dissuader les communautés d’assister à des matchs ou à des événements, ajoute-t-elle.
Rappelons qu’ICE fait l’objet de poursuites judiciaires concernant les tactiques agressives de ses agents et les violations présumées des droits civiques commises lors des arrestations massives d’immigrants en vue de leur expulsion.
Certains de ses agents ont également abattu deux citoyens américains au Minnesota lors d’une opération de contrôle de l’immigration dans cet État. Des dizaines de personnes, dont un Canadien, sont mortes en détention à l’ICE depuis janvier 2025, date de l’investiture de Donald Trump.
Mark Kersten, professeur adjoint de criminologie et de justice pénale à l’Université de la vallée du Fraser en Colombie-Britannique, soutient que le gouvernement fédéral devrait expliquer pourquoi ICE est autorisée à opérer au Canada, compte tenu de ses activités aux États-Unis.
Il affirme que les motions présentées aux conseils municipaux de Toronto et de Vancouver étaient bien intentionnées, mais qu’elles ne nous amènent pas vraiment au cœur du problème, à savoir pourquoi le ICE existe encore au Canada.
MacIntosh Ross, chercheur au centre Scott McCain et Leslie McLean pour le sport, les affaires et la santé de l’Université Saint Mary’s, indique que ces motions visaient surtout à rassurer la population.
Il ajoute que, si le problème persistait, il serait judicieux que le gouvernement fédéral affirme la souveraineté du Canada et assure aux citoyens qu’ils n’ont pas à s’inquiéter de la présence de ICE sur notre territoire, que ce soit en disant qu’ils ne sont pas les bienvenus ou que nous les maîtrisons.
M. Ross dit comprendre la méfiance des Canadiens envers ICE lors des matchs qui mettront en vedette des nations du monde entier, compte tenu de la répression exercée par ICE contre les citoyens américains, de la répression menée par le gouvernement américain contre sa propre population et des attaques dont ont été victimes d’autres nations à l’étranger.
Avec les informations de La Presse canadienne


2 month_ago
53



























.jpg)






French (CA)