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Ottawa donne le feu vert aux travaux de dragage dans l’anse Burrard

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La version audio de cet article est générée par la synthèse vocale, une technologie basée sur l’intelligence artificielle.

L’Administration portuaire Vancouver Fraser affirme avoir reçu tous les permis fédéraux nécessaires au dragage de l’anse Burrard afin de permettre à des pétroliers de grandes tailles de se ravitailler depuis le terminal de l’oléoduc de Trans Moutain.

Elle indique que les travaux de dragage le long des rives nord et sud du canal de navigation, qui est situé sous le pont Second Narrows de Vancouver, débuteront en septembre, sans préciser la durée de l'opération.

L’Administration ajoute que les travaux permettront aux pétroliers, dont les gros navires de classe Aframax, qui se ravitaillent au terminal Westridge Marine, puissent se charger davantage.

Les navires Aframax mesurent jusqu’à 250 mètres de long et ont un tirant d’eau allant jusqu’à 16 mètres. Trans Moutain affirme sur son site web que ces pétroliers ne chargent généralement qu’à environ 80 % de leur capacité maximale, afin de pouvoir franchir l’anse.

Diversifier les exportations énergétiques

Ces travaux de dragages surviennent deux ans après l’expansion du pipeline Trans Moutain, mis en service en mai 2024. Dans le contexte de la guerre commerciale avec les États-Unis, des voix se sont élevées pour demander une nouvelle expansion de l’oléoduc dans le but d’aider à diversifier les exportations d’énergie.

Le premier ministre Mark Carney a évoqué pour la première fois l’idée de draguer dans l’anse Burrard au printemps 2025.

Cependant, le dernier budget d’Ottawa n’inclut aucune référence spécifique au projet, outre la promesse d’améliorer l’accès au marché outre-mer en investissant dans de nouvelles infrastructures portuaires, aéroportuaires et ferroviaires.

Le gouvernement de la Colombie-Britannique soutient également le projet.

L’an dernier, le ministre provincial responsable de l’Énergie et des Solutions climatiques, Adrian Dix, avait affirmé que le projet fédéral permettrait de réduire le trafic et d’avoir une meilleure utilisation du port, car les navires pourraient y être entièrement chargés.

Les autorités portuaires assurent que les travaux ne changeront ni le nombre ni la grosseur des plus grands pétroliers qui peuvent actuellement naviguer sous le pont Second Narrows. Elles soulignent que les pétroliers de classe Aframax demeureront les plus grands pétroliers à pouvoir y naviguer.

Une carte du tracé de l'oléoduc Trans Mountain, partant d'Edmonton jusqu'à Burnaby.

Le tracé de l'oléoduc Trans Mountain

Photo : Radio-Canada

Inquiétudes environnementales

Les autorités portuaires affirment s’engager à mener ses travaux en collaboration avec les communautés locales et les Premières Nations tout en respectant l’environnement. Elles soulignent que le projet est soumis à plus de 50 conditions, dont des mesures de surveillance et de protections et de la vie marine ainsi que l'amélioration de l’habitat du varech.

Elles ajoutent qu’elle limitera également tous les travaux en milieu aquatique de la mi-août à la fin du mois de février, soit la période qui présente le moins de risques pour les poissons et leur habitat, conformément aux directives du ministère des Pêches.

Le projet inquiète toutefois le groupe environnemental Sierra Club. Il estime que le dragage pourrait réduire à néant des années de restaurations écologiques dans l’anse en remuant des sédiments toxiques et en portant atteinte aux populations de zostères, de harengs, de saumons, de phoques et de baleines.

Un épaulard nage dans le port de Vancouver avec en arrière-plan le centre-ville.

Les travaux de dragage suscitent des inquiétudes environnementales (photo d'archives).

Photo : Alex Coles/Howe Sound and Sea to Sky Wildlife Sightings Group

L’Administration portuaire affirme qu’il existe un faible risque que des sédiments contaminés soient remués lors des travaux de dragage et nuisent à l’environnement marin. Elle ajoute que l’entreprise qui s’occupera des travaux devra surveiller la turbidité pour signaler des interruptions si nécessaire.

Un document de l’Administration indique que la majeure partie des travaux de dragage s'effectuera à une profondeur comprise entre environ 1,3 mètre et à un maximum de 6 mètres sous le fond marin. Cela permettra d'extraire environ 25 000 mètres cubes de matériaux, ce qui représente, selon le document, moins de 1 % des matériaux que l'autorité portuaire retire chaque année du fleuve Fraser dans le cadre d'un programme de dragage d'entretien.

Avec les informations de La Presse canadienne

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