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Sur le quai municipal de Port-Cartier, deux membres de la Garde côtière canadienne scrutent l’eau avec attention. À courte distance, leurs collègues naviguent autour de l’épave du Lady Era afin d'en retirer les débris dangereux. Ce minéralier, dont le naufrage remonte à 1977, fait aujourd'hui partie intégrante du paysage port-cartois.
Les opérations de la Garde côtière sont dirigées depuis un quartier général mobile, mi-camion, mi-bureau. Au cours des derniers jours, deux embarcations multiplient les allers-retours du quai à l’épave, chargées de restes rouillés inutilisables.

C'est depuis ce quartier général mobile, installé sur le quai municipal, que les travaux sont coordonnés.
Photo : Radio-Canada / Lucas Sanniti
Et quand les yeux ne suffisent plus pour superviser le tout, d’autres outils existent. Équipées de drones aériens et sous-marins, les équipes à terre peuvent observer le travail de leurs collègues en direct, grâce à un flux vidéo diffusé sur l’écran de leur poste de commandement.

Pierre-Luc Girard, spécialiste en intervention pour la Garde côtière canadienne, contrôle le drône.
Photo : Radio-Canada / Lucas Sanniti
L’objectif principal, c’est l’atténuation des dangers que représente l’épave, résume le coordonnateur par intérim de l’équipe d’intervention environnementale et des dangers maritimes pour la Garde côtière, Vincent Ouellet.

Le coordonnateur par intérim de la Garde côtière, Vincent Ouellet, rappelle que l’objectif premier des travaux est d’atténuer les dangers pour les plaisanciers.
Photo : Radio-Canada / Lucas Sanniti
Étant donné que l’épave change et se désagrège d’une année à l’autre, il y a de nouveaux dangers qui apparaissent. Si des plaisanciers ou pêcheurs s’approchaient de l’épave, il y aurait des risques de se couper ou de se blesser. C’est ce qu’on veut éviter.
Un symbole qui reste
Pour ceux qui redoutent la disparition de ce monument port-cartois, Vincent Ouellet tient à calmer le jeu.
Au fil du temps, c’est certain qu’il y a des morceaux qui tombent et l’épave ne ressemble plus à ce qu’elle était il y a cinq ou dix ans. Donc, pour les gens sur la rive, oui, le paysage change, mais il n’est pas question de la démanteler, avance-t-il.

Les équipages sur l'eau récupèrent et transportent les débris dangereux tordus vers les embarcations de la Garde côtière.
Photo : gracieuseté de la Garde côtière canadienne
Plutôt que de la retirer, les équipes sur le terrain veillent à colliger des informations sur l’épave, à cartographier les morceaux qui s’en détachent, à ramasser les plus petits débris et à installer des affiches d’avertissement pour informer les plaisanciers du danger sur les lieux.
Une nouvelle qui rassurera sans doute plusieurs visiteurs, croit la conseillère aux communications et au tourisme à la Ville de Port-Cartier, Élodie Parent.

Saisie à travers l'objectif d'un télescope panoramique, l'épave du Lady Era se découpe nettement sur l'horizon port-cartois.
Photo : Radio-Canada / Lucas Sanniti
On a plusieurs touristes qui viennent en planche à pagaie ou en kayak pour se rapprocher de l’épave et l’observer. Donc c’est un attrait touristique et les locaux y sont attachés, rapporte-t-elle.
Un attrait à préserver
Même si la mer gruge peu à peu les vestiges de ce navire, Élodie Parent avance que la carcasse pourrait avoir une seconde vie.
Certains morceaux vont être ramenés. Nous, on étudie la possibilité de les conserver, et peut-être même de les exposer, explique-t-elle.

Élodie Parent, conseillère aux communications et au tourisme, rappelle que l'épave du Lady Era est un attrait incontournable auquel les locaux sont profondément attachés.
Photo : Radio-Canada / Lucas Sanniti
Le musée Louis-Langlois de Pointe-aux-Anglais présente déjà des pièces historiques de naufrages survenus ici, à Port-Cartier. Le Lady Era pourrait aussi en faire partie. Ce serait une belle option pour faire découvrir cette histoire aux touristes de passage, d’une manière différente.
Quant aux équipes de la Garde côtière, elles devraient être visibles près de l'épave du Lady Era jusqu'à vendredi, au plus tard.


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