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Par Loris Boichot, envoyé spécial à Nouméa (Nouvelle-Calédonie)
Le 27 juin 2026 à 09h49
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REPORTAGE - Appelés dimanche aux élections provinciales, scrutin majeur dans l’archipel, les Calédoniens voient la promesse de « destin commun » mise à l’épreuve par la crise sociale et le durcissement des camps depuis les émeutes de 2024.
Passer la publicitéLa nuit à peine tombée, des dizaines d’étudiants sortent du campus de Nouville, la grande université de Nouméa avec vue sur la mer et sur les usines de la Société Le Nickel. Écouteurs dans les oreilles, Quinesha Filikesa, une Océanienne de 19 ans, se prépare à voter pour la première fois aux élections provinciales, l’élection reine en Nouvelle-Calédonie, dimanche 28 juin.
À trois jours du scrutin, l’étudiante en économie-gestion hésite encore entre plusieurs listes, mais sa voix ira à un candidat centriste. Pour « la neutralité qu’ils proposent, pas de “oui” ou de “non” », comme lors des trois derniers référendums sur l’indépendance, « plus un truc de paix ». Son bus arrive. « Il y a trop de partis extrémistes, ici, d’un côté comme de l’autre », glisse-t-elle, avant de rentrer chez elle.
Le soir, jeudi à 20 heures, des milliers de lanternes s’élèvent dans le ciel de Nouméa. Au pied des tours du quartier populaire de Magenta, la capitale calédonienne fête sa fondation par le…


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