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TÉMOIGNAGES - Covoiturage, déplacements limités, économies sur les courses alimentaires… Face à la flambée du coût de l’essence et du fioul en raison du conflit au Moyen-Orient, particuliers et professionnels cherchent à limiter la casse.
Passer la publicité« Si ça continue, ce sera plus intéressant de poser des jours de congé plutôt que de refaire un plein pour aller travailler. » Ces dernières semaines, Erwan voit son compte en banque se vider à toute vitesse au rythme de ses allers-retours à la station essence. Chaque jour, ce Morbihannais prend sa voiture pour se rendre au magasin de pêche où il travaille, à 30 km de son domicile. Bilan : « Rien qu’en mars, j’ai dépensé presque 200 euros, pour deux pleins et demi ».
Comme Erwan, depuis le 28 février, des millions de Français ont vu leur quotidien frappé par la flambée des prix des carburants engendrée par la guerre au Moyen-Orient et la fermeture du détroit d’Ormuz, au large de l’Iran, par lequel transite normalement le pétrole. Aujourd’hui, le gazole est facturé 2,20 euros le litre, son record historique, et l’essence dépasse 2 euros le litre. De quoi peser sur le portefeuille de nos concitoyens, étranglés par cette nouvelle crise.
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