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Le sélectionneur argentin du Paraguay a répondu sur les supposées insultes proférées par son banc et ses joueurs à l’encontre de Didier Deschamps et des Bleus samedi.
Passer la publicité Passer la publicitéCe match contre la France était très tendu samedi. Des insultes ont été proférées pendant et après la rencontre. Regrettez-vous ce triste spectacle ?
Gustavo Alfaro : La première chose que j’ai faite après le coup de sifflet final, c’est d’aller chercher Didier Deschamps. J’ai attendu qu’il termine de célébrer avec son staff, puis je l’ai félicité et je lui ai souhaité d’aller jusqu’en finale et de devenir champion du monde. Je lui avais déjà dit avant le match : il a une équipe fantastique. Le football est un sport de confrontations, de duels. Mais tout commence et tout se termine sur le terrain. Il y a forcément des frictions, des contacts, des tensions, cela fait partie du jeu. En aucun cas nous n’avons fait preuve d’animosité ou cherché à aller au-delà. Il y a peut-être eu quelques incidents, avec (Kylian) Mbappé ou d’autres. Il a peut-être aussi dit certaines choses pendant le match. Moi, j’ai demandé à mes joueurs de ne pas réagir, de garder leur sang-froid, parce que tout doit rester sur le terrain. Ensuite, j’ai eu l’occasion de croiser les joueurs français ainsi que les membres du staff. Je les ai félicités pour leur Coupe du monde et leur ai souhaité beaucoup de succès.
Mais cette tension…
Pour moi, sur le terrain, c’est une bataille où chacun joue tout ce qu’il a. Mais dès que l’arbitre siffle la fin, c’est terminé. Nous sommes des adversaires, pas des ennemis. Nous ne le vivons pas autrement. Nous voulions continuer notre parcours dans cette Coupe du monde, tout comme la France voulait poursuivre le sien. Chacun avec ses arguments, mais tout naît sur le terrain et tout s’y termine.
Le football n’est pas une guerre. Passer la publicité
Des insultes ont-elles été proférées à l’encontre du sélectionneur français et de sa mère ?
Non, non, absolument pas.
Pourtant, il a déclaré que certaines insultes n’auraient jamais dû être prononcées, et il semblait très affecté…
Non, absolument pas. On ne peut pas tomber aussi bas dans le football. Jamais. Je croyais que vous faisiez référence aux échanges entre joueurs pendant le match. Didier parle espagnol. Je le connais. Nous étions assis côte à côte lors du tirage au sort de la Coupe du monde au Qatar. Nous avons discuté ensemble. Je le respecte énormément et je l’admire beaucoup. Oui, il y a eu des contestations, notamment autour de la VAR, certains réclamaient un penalty, d’autres non. Mais, honnêtement, je n’ai jamais entendu ce genre d’insultes. Et connaissant mon staff, je suis convaincu qu’aucun d’entre eux ne se comporterait de cette manière. Le football n’est pas une guerre. Je ne vais pas présenter des excuses pour quelque chose qui, à ma connaissance, ne s’est pas produit. En revanche, je suis totalement opposé à ce genre de comportement. Si j’avais entendu de tels propos, j’aurais moi-même réagi immédiatement. C’est inacceptable. Je pensais que vous parliez des paroles échangées entre joueurs pendant le match, ce qui peut arriver et reste sur le terrain. Mais ce dont vous parlez, j’en suis à l’opposé total.
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