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Pendant tout l’été, le musée de la céramique de Ger (Manche) propose des ateliers de modelage. On a testé pour vous celui de création d’un vide-poche en forme de fruit.
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Par Jade Lelieur Publié le 1 août 2026 à 9h58
Pour passer un moment en famille, pour se vider l’esprit et laisser libre cours à son imagination ou même pour avoir un contact avec la matière, toute excuse est bonne pour participer à un atelier modelage au musée de la céramique de Ger, dans le Sud Manche.
Nous avons suivi l’un d’eux lors d’une session avec pour thème de création : un vide-poche fruit. On vous raconte ça.
Une fondation en forme d’escargot
Plusieurs jours dans la semaine, le musée de la céramique propose des ateliers de modelage. Le temps de deux petites heures, nous avons remonté nos manches pour mettre les mains dans la terre.
25 personnes sont présentes à l’atelier, le groupe est divisé en deux. Angèle Guilbert sera donc notre animatrice pour cet après-midi. Chacun s’installe à un poste de travail, autour des tables, sur des petits tabourets.
Les explications pour les bases de notre création peuvent commencer. « Vous allez venir prendre un colombin de terre et l’enrouler comme un escargot pour former le socle ». Les boudins de terre de plusieurs épaisseurs et plusieurs longueurs nous serviront à plusieurs reprises.
Après avoir formé notre escargot, il nous faut consolider les fondations. Pour cela, nous pouvons utiliser nos doigts ou une petite raclette pour venir sceller les tourbillons. Une fois cela fait, nous avons commencé à donner forme à notre vide-poche. Notre fruit sera la fraise. Si, au début, cela ne ressemble pas trop au fruit en question, il faut laisser le temps à la création de prendre forme.
Des formes délicates à modeler
Après avoir fait le socle, il faut faire les parois du vide-poche. Et pour faire monter la pièce, il nous faut de nouveau utiliser les colombins. En les positionnant sur le dessus, nous pouvons déterminer la quantité dont nous avons besoin. En guise de colle, nous utilisons de la barbotine, « de la terre mélangée à de l’eau ». Pour consolider le tout et faire une pièce unie, nous relissons les bords, mais cette fois des deux côtés.
Notre fraise prend petit à petit forme, mais pour être vraiment reconnaissable, il lui faut des feuilles et une tige. Une mission encore plus délicate que le façonnage du reste de la pièce. Sans vraiment savoir où est-ce que nous allons, les petits bouts de terre sont aplatis, modelés et des petites encoches sont marquées pour faire les rainures des feuilles.
Et une fois que l’on est lancé, on ne s’arrête plus : une feuille, puis deux, trois… Finalement, ce sont cinq feuilles que nous modèlerons, toutes de tailles et de formes différentes et avec des niveaux de réussite un peu aléatoires. Avec la terre, il nous reste encore le pédoncule, soit la tige, à créer. Par peur qu’il ne se casse à la cuisson, nous préférons le faire assez court.
De la barbotine sur toutes les petites pièces et elles viennent prendre place sur notre vide-poche. Et cette fois, cela ressemble vraiment à une fraise !
Une dernière étape de création est nécessaire : la peinture. Alors que les autres participants à l’atelier ont déjà presque tous fini, nous sommes en retard, mais Angèle Guilbert ne nous presse pas, au contraire, chacun peut prendre le temps dont il a besoin.

Une peinture pour révéler le fruit
Pour peindre les pièces, pas question d’utiliser de la peinture classique qui ne résisterait pas à la cuisson. Nous utilisons donc des émaux. Plusieurs couleurs sont à notre disposition. Et pour la fraise, notre couleur principale sera, bien évidemment, le rouge. Nous prenons de petites quantités de peinture, car elle sèche rapidement.
Après nous être muni de pinceaux de différentes tailles, c’est parti pour la peinture. Même si nos créations sont sur des petites planches en bois qui ont vu passer de nombreux novices, nous essayons tout de même de ne pas en mettre partout. Un défi pas complètement réussi, mais notre fraise est maintenant peinte en rouge.
Il faut ensuite se munir de vert pour faire les feuilles et le pédoncule. Une étape minutieuse du fait de la petite taille de la création, mais aussi pour ne pas abîmer la précédente couleur.
Les autres participants ont terminé leurs créations, mais nous prenons le temps de parfaire la nôtre. Et il manque encore un détail pour que cela soit véritablement une fraise : les petites graines. Munis d’un petit ustensile pour gratter la terre, nous enlevons délicatement de la matière pour former des petits trous.
Nous nous emballons peut-être un peu trop et les graines sont très nombreuses. Mais Angèle Guilbert a une solution à tout : « On dira que c’est une fraise des bois. »
Finalement très fière de notre création, elle rejoint celles des autres participants. Et c’est une véritable salade de fruits qui a été créée avec ananas, pomme, orange, figue… Les pièces vont ensuite devoir sécher puis être cuites. Il faudra donc patienter pendant un mois pour découvrir le résultat final et enfin repartir avec notre vide-poche.
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