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Le chiropraticien d’Amqui Olivier Chagnon a été condamné à deux ans de détention au pénitencier pour des infractions sexuelles sur un enfant. La juge Sonia Bérubé a rejeté l’argument de la défense qui jugeait les peines minimales prévues par le Code criminel « cruelles et inusitées ».
L'individu a écopé de deux peines consécutives, soit de 12 mois de détention pour production de pornographie juvénile et de 12 mois pour contacts sexuels. Il devra également respecter une probation de deux ans à sa sortie du pénitencier.
Olivier Chagnon a été reconnu coupable de quatre chefs d’accusation à caractère sexuel, dont agression sexuelle et production de pornographie juvénile en novembre 2024.
Parmi les faits aggravants, la juge a retenu des attouchements sur une victime de 11 ans, ainsi que la prise d’au moins quatre photos explicites de l’enfant.

Me Simon Blanchette est avocat pour le Directeur des poursuites criminelles et pénales (DPCP).
Photo : Radio-Canada / Jean-François Deschênes
L’avocat du Directeur des poursuites criminelles et pénales (DPCP) Me Simon Blanchette s’est dit satisfait de la peine.
La peine prononcée par la juge s’inscrit dans l’éventail des peines raisonnables pour ce type de dossier. Ça aurait pu être plus, ça aurait pu être moins.
Du côté des facteurs atténuants, la défense a souligné l’absence d’antécédents criminels de l’accusé et sa stabilité professionnelle.

Me Maryse Beaulieu représente le chiropraticien d'Amqui.
Photo : Radio-Canada / Jean-François Deschênes
L’avocate de la défense, Me Maryse Beaulieu, estime que la peine est sévère. Elle dit vouloir s’adresser à la cour pour faire libérer son client le temps des audiences.
Selon mon appréciation de la jurisprudence, c’est une sentence très sévère. La défense plaidait pour une peine dans la collectivité, ce qui n’a pas été accordé par la juge.
Appel en cours
Le verdict de culpabilité est actuellement en appel. La défense souhaite également demander la libération provisoire de M. Chagnon le temps des audiences.
Par ailleurs, Olivier Chagnon conteste la décision de l’Ordre des chiropraticiens, qui l’a interdit de pratiquer pendant trois ans. Les faits reprochés ne se sont pas produits dans le cadre de son travail.


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