Le secteur bancaire est-il déjà trop régulé en Suisse? Et est-ce que la Finma a les moyens d'encadrer correctement UBS? Voici quelques-unes des questions auxquelles le surveillant de la place financière suisse a essayé de répondre lors de sa conférence de presse annuelle, tenue mardi à Berne. La séance avait lieu à un moment crucial. Le Conseil fédéral devrait transmettre au parlement d’ici jeudi le projet de loi intitulé «Lex UBS». Une étape importante dans l’édification du futur cadre régulatoire des grandes banques d’importance systémique, trois ans après la disparition de Credit Suisse.
Etant donné que les changements affecteront en particulier UBS, la Finma répondait indirectement aux critiques émises par les dirigeants de la grande banque. Au vu des montants en jeu, l’établissement dirigé par Sergio Ermotti ne cesse de répéter que l’une des mesures proposées par le Conseil fédéral, à savoir le renforcement des capitaux des filiales à l’étranger, nuirait beaucoup à sa compétitivité. Car cela demanderait de lever une vingtaine de milliards de francs pour s’y conformer. Le numéro un mondial de la gestion de fortune rappelle en outre que le serrage de vis que les autorités aimeraient mettre en œuvre intervient dans un environnement international observant une tendance allant dans le sens contraire.


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