Il a suffi d’un peu moins de douze heures le 19 janvier dernier, le temps que de nouveaux gardiens remplacent les anciens, pour que le camp d’Al-Hol, dans le désert syrien, se vide. Des milliers de femmes et d’enfants des djihadistes du groupe Etat islamique capturés lors de la chute de leur califat en 2019 en ont profité pour prendre la poudre d’escampette.
Lilla Schumicky-Logan était avec son collègue Hatem Shatnawi dans le nord-est de la Syrie peu après l’offensive du nouveau gouvernement syrien qui a chassé les forces kurdes. Tous deux travaillent pour le Fonds mondial pour l’engagement de la communauté et la résilience (GCERF, selon son acronyme anglais). Depuis le siège de l’organisation à Genève, ils racontent les risques posés par ces évasions, passés au second plan depuis le déclenchement de la guerre contre l’Iran.


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