Elle nous parle de La Princesse aux deux visages qu’elle écoutait sur cassette en étant enfant. Tiré du Mahabharata, c’est ce conte qui l’initie à la tradition hindoustani. «Patrick Moutal, ethnomusicologue spécialiste de la musique de l’Inde du Nord, avait supervisé la bande-son pour la version audio de ce conte. Impossible de remettre la main dessus, mais, à coup sûr, il devait y avoir des morceaux avec bansurî, cette flûte indienne en bambou, joués par Hariprasad Chaurasia», raconte Naïssam Jalal, qui a enquêté sur l’origine de cette cassette.
Si la flûtiste franco-syrienne rembobine ses souvenirs comme une bande magnétique, c’est que l’Inde et sa tradition musicale classique sont progressivement devenues son langage, au point d’explorer dans son nouveau disque, Landscapes of Eternity, le lien fondamental qui unit musique, nature et spiritualité. Et sur cet enregistrement, elle réalise un fantasme absolu: faire jouer ensemble sarod et piano.


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