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Les trois candidats à la mairie de Moncton croient que la ville pourrait en faire plus pour encourager l'utilisation des deux langues sur son territoire, 25 ans après s'être déclarée officiellement bilingue.
Brian Murphy, Charles Léger et Shawn Crossman réagissent à des révélations sur des organismes financés par la Ville dont les communications sont seulement en anglais.
Les candidats croient que les associations sportives et ces organismes communautaires qui sont subventionnés par la municipalité devraient être obligés d'offrir des services dans les deux langues.
L'ex-maire Brian Murphy est déçu de l'évolution du bilinguisme
Brian Murphy a été maire de Moncton entre 1998 et 2004. C'est lui qui était à la tête du conseil municipal quand Moncton est devenue la seule ville officiellement bilingue au Canada en 2002.

Neuf clients de Brian Murphy attendent toujours une partie de leur dédommagement.
Photo : Radio-Canada / Pascal Raiche-Nogue
Ça ressemble à une ville plus anglophone qu’en 2002.
Près de 25 ans plus tard, il se représente à la mairie et se dit déçu de la progression de sa ville sur le plan linguistique. Je suis un peu découragé de la progression pour atteindre le vrai bilinguisme.
Il ne comprend pas pourquoi des organisations comme le hockey mineur de Moncton, le club de patinage artistique Mariposa, le centre pour itinérants Harvest House, ou l'organisme communautaire Headstart, n'ont toujours pas de site web en français, même s'ils reçoivent du financement municipal.
C’est épouvantable, ce n’est pas acceptable. La ville dépense de l’argent. Ce n’est pas si difficile d’avoir le bilinguisme dans les sites web, c’est quelque chose qui doit changer immédiatement, soutient Brian Murphy.
Encourager n'est plus suffisant, selon Charles Léger
Dans sa politique linguistique, Moncton encourage, mais n’oblige pas les organismes subventionnés à offrir le service dans les deux langues officielles.

Charles Léger est conseiller municipal qui se présente à la mairie de Moncton.
Photo : Radio-Canada / Pascal Raiche-Nogue
Charles Léger, conseiller municipal depuis 2012, croit que ce n’est peut-être pas suffisant.
C’est un bon début d’encourager, mais je pense qu’on pourrait aller plus loin. On pourrait certainement mieux s’impliquer comme municipalité.
Charles Léger estime que la municipalité doit étudier les besoins des organismes pour qu'ils offrent des services bilingues et assurer des suivis plus réguliers.
Être redevables aux contribuables
Le conseiller Shawn Crossman est le seul candidat à la mairie qui ne parle pas français.
Il croit toutefois que, par respect pour les contribuables anglophones et francophones, les organisations devraient offrir un meilleur service dans les deux langues officielles. Si les organismes veulent recevoir de l’argent de la ville, ils devraient être en mesure d’offrir un service bilingue, affirme-t-il.

Shawn Crossman est candidat à la mairie de Moncton.
Photo : Radio-Canada / Rachel Gauvin
Moncton révise actuellement sa politique linguistique. Le rapport doit être déposé plus tard au mois d’avril.
Les élections municipales auront lieu le 11 mai. C'est donc au nouveau maire et à son conseil que reviendra le mandat d'étudier les recommandations de ce comité consultatif sur les langues officielles.


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