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Avec « Famille, je vous aime », l’inoxydable doyen du PAF anime une émission dans laquelle il se sent « ami plus que présentateur ».
À 83 ans, l’incontournable figure de France Télévisions conserve un enthousiasme qui fédère la grande famille de la télévision.
LE FIGARO. - Michel Drucker , comment et pourquoi est née l’émission « Famille, je vous aime » sur France 3 ?
Michel DRUCKER. - On me répétait souvent : “Michel, mais pourquoi n’y a-t-il pas d’émission qui réunit les artistes et leur famille ?” Je pensais qu’ils n’accepteraient pas. Mais Florence Faissat, avec laquelle je travaille sur « Vivement dimanche », a insisté. J’ai proposé cette émission à la direction de France Télévisions, à Stéphane Sitbon-Gomez et Anne Holmes, il y a deux ans, et nous avons tourné la première émission avant l’été 2024, qui a connu un gros succès. Le parrain était Gad Elmaleh, avec ses parents. Vous vous en souvenez ? La deuxième émission est programmée ce lundi.
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Qui recevez-vous ? Que vont découvrir les téléspectateurs ?
Nous avons travaillé six mois dessus. J’ai la grande surprise et le bonheur d’accueillir Josiane Balasko avec sa fille Marie-Lou. Chantal Ladesou est également là avec sa fille et son mari. Ensuite, Julien Clerc a accepté de nous parler de toute sa famille. Et il chante Un père, ça sert à ça. Alex Vizorek est accompagné de son papa, artiste, ce que peu de gens savent. Ils interprètent ensemble le tube de Michel Delpech Quand j’étais chanteur. Enfin, je suis très heureux, car, pour la première fois depuis que je fais ce métier, les familles Souchon et Voulzy sont présentes ensemble sur un plateau, au complet. Ces deux familles sont tellement proches, liées à jamais. On ne peut pas parler de Souchon sans parler de Voulzy. Leurs enfants ont grandi avec les chansons de leurs pères. Ah, il y a aussi Frank Lebœuf, le champion du monde 1998 avec l’équipe de Zidane et Deschamps, qui s’est reconverti au théâtre et que je reçois avec ses filles. Je suis très content de cette émission qui résume assez bien mon parcours.
Pourquoi ressentez-vous cela ?
Pendant toute ma carrière, j’ai eu ces relations très particulières avec les artistes. Je me rends compte, finalement, que le lien que j’avais avec eux n’était pas seulement un lien professionnel, c’était un lien d’amitié, souvent fraternel. Je les connais tous par cœur. « Famille, je vous aime » est une émission que je voulais faire parce que la valeur refuge, en ce moment, c’est la famille. La chaîne a eu la bonne idée de la diffuser pendant les fêtes, entre Noël et le jour de l’An, quand les familles se retrouvent. La prochaine sera programmée entre la Fête des pères et la Fête des mères. J’aimerais bien en faire deux ou trois par an.
Dans ce programme, que donnez-vous de vous-même ?
J’évoque beaucoup de souvenirs. J’ai ressorti des choses formidables, parce que, moi, j’ai une bonne mémoire. Souvent, les artistes ont tendance à oublier ce qu’ils ont fait. Dieu sait si depuis la chanson J’ai dix ans, en 1970, Alain Souchon et Laurent Voulzy sont devenus deux artistes majeurs de ce métier. Ils ont près de cinquante ans de carrière. Julien Clerc a cinq enfants et il fêtera ses 80 ans l’année prochaine, personne ne peut le croire. Josiane Balasko et Marie-Lou vont jouer pour la première fois ensemble dans une pièce de théâtre. Comme je suis le plus ancien de ce métier, maintenant, un peu le vétéran, tous ces artistes me considèrent comme le papy. J’appelle régulièrement la maman de Patrick Bruel. Et quand je veux joindre Pascal Obispo, j’appelle sa mère. En fait, je fais un peu partie de la famille. « Famille, je vous aime » est une émission très importante pour moi.
Qu’est-ce qui vous touche le plus chez les artistes que vous recevez en famille ?
Ils sont tous venus ! Comme ils étaient tous là quand je suis rentré de l’hôpital, il y a trois ans, dans un état de grande faiblesse. Ils sont tous venus… Avec « Famille, je vous aime », j’ai conscience que je suis plus un ami qu’un présentateur, pour les gens du métier.


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