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Selon un organisme de surveillance indépendant, la Gendarmerie royale du Canada (GRC) a mal géré tous les aspects d'une affaire concernant une femme de Nouvelle-Écosse qui avait signalé avoir été agressée sexuellement par un voisin qui l'a ensuite tuée.
Susan Butlin avait 58 ans lorsqu’elle a été assassinée en 2017 par Ernie Ross « Junior » Duggan, qui vivait à côté de chez elle dans la communauté rurale de Bayhead, en Nouvelle-Écosse.
Duggan a tué Mme Butlin chez elle environ un mois après qu’elle a déclaré à la police qu’il l’avait agressée sexuellement et qu’il la harcelait et l’intimidait.
La police avait indiqué à Mme Butlin qu’il n’y avait pas de motifs suffisants pour porter des accusations criminelles contre Duggan et lui avait conseillé de demander un engagement de ne pas troubler l’ordre public.

Pour le meurtre au deuxième degré de Susie Butlin, Ernie Duggan, surnommé «Junior», a été condamné en 2019 à une peine d'emprisonnement à vie sans possibilité de libération conditionnelle avant 20 ans. (Photo d'archives)
Photo : CBC / Robert Short
En 2022, la Commission civile d'examen et de traitement des plaintes a ouvert une enquête sur son meurtre et sur la réponse de la police à sa plainte.
Le rapport de l'organisme de surveillance, publié jeudi, indique que Mme Butlin aurait dû avoir droit à un meilleur traitement et à une meilleure réponse de la part de la GRC et que son histoire met en évidence de troublantes lacunes dans la gestion de son dossier par la police.


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