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Il y a un mois, la journaliste a quitté avec fracas la chaîne d’information en continu et la station de radio détenues par Vincent Bolloré.
Passer la publicité Passer la publicitéSon départ de CNews et d’Europe 1 avait fait grand bruit. Le 6 février, après plusieurs jours de tractations, Sonia Mabrouk a annoncé sa démission de la chaîne d’information en continu. Le 13 février, la journaliste a confirmé son divorce d’avec le groupe Canal+ en quittant la station de radio. Sa décision s’est faite à la suite de ses propos concernant le maintien à l’antenne de Jean-Marc Morandini et ce malgré sa condamnation pour corruption de mineurs par la Cour de cassation.
Le 20 janvier, Sonia Mabrouk avait ainsi déclaré : «Cette décision ne m’appartient pas. [...] J’ai beaucoup de respect pour ma direction, pour ma hiérarchie, mais en aucun cas, ça ne vaut de cautionner cela. En aucun cas c’est une complaisance morale par rapport à ce dont nous parlons et qui est d’une gravité réelle». Avant de rappeler : «Ça a été jugé par la justice française et il reste la justice européenne. Je ne vais pas me substituer à la justice, il n’a pas été condamné pour ne plus exercer sa profession sur CNews». Et d’assurer : «CNews c’est ma chaîne de cœur et je vais vous le dire avec le cœur. Je suis une femme libre, une citoyenne, une mère de famille. Je suis personnellement engagée dans la lutte contre les violences sexuelles et sexistes. Je pense ce matin aux victimes et aux victimes les plus jeunes. Je pense aux mineurs». Ce qui n’a forcément pas plu à la direction du groupe Canal+.
Alors qu’elle s’apprête à accueillir son deuxième enfant et qu’elle fera son arrivée à BFMTV dans quelques mois, Sonia Mabrouk est revenue sur son départ fracassant qui a fait couler beaucoup d’encre. «Une période mouvementée», a-t-elle déclaré lors d’une interview accordée à nos confrères de Paris Match .
Selon la journaliste, son profil ne correspondait plus à CNews et à Europe 1. «J’ai mes origines, mon histoire, mes convictions. Elles ne collaient plus avec le groupe dans lequel je travaillais», a-t-elle affirmé admettant que «l’affaire Morandini et [s]es relations très altérées avec la direction ont été un accélérateur de [s]on départ».
Longtemps proche de Jean-Pierre Elkabbach, Sonia Mabrouk s’est souvenue de la philosophie de son mentor : «Il m’a appris à croire dans le temps long. C’est le meilleur des pansements». Une doctrine qui lui a été utile. «Certaines personnes qui n’avaient pas compris ma décision hier l’ont mieux comprise aujourd’hui», a-t-elle conclu.


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