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Par Aldric Meeschaert, envoyé spécial à Fresnes (Val-de-Marne)
Le 28 mars 2026 à 18h22

REPORTAGE - Au lendemain de l’attaque de la mairie de Fresnes, visée par des tirs de mortiers puis saccagée vendredi, les habitants décrivent une ville encore sous le choc, tandis que les élus, plus mesurés, appellent au dialogue au moment même où la nouvelle équipe municipale prenait ses fonctions samedi matin.
Passer la publicitéÀ Fresnes, ce samedi matin, le contraste saisit. À 9h30, Christophe Carlier (LR) est officiellement installé maire de la ville, six jours après sa victoire sur la maire sortante socialiste Marie Chavanon. Puis, sur le parvis de la mairie, face à l’église Notre-Dame de la Merci, les invités des mariages prévus dans la journée se succèdent déjà. Les sourires reviennent, les embrassades aussi. Rien, ou presque, ne laisse imaginer que quelques heures plus tôt, vendredi peu avant 22 heures, une vingtaine d’individus vêtus de noir, cagoulés ou encapuchonnés, ont tiré des mortiers sur la façade avant de fracturer la porte d’entrée et de s’introduire dans le bâtiment.
L’attaque s’est produite à la veille de l’installation de la nouvelle équipe municipale - se revendiquant être une liste de «rassemblement républicain» - élue dimanche dernier avec 107 voix d’écart face à la majorité sortante de gauche. Après leur fuite, les auteurs se sont aussi attaqués à une auto-école voisine, où une mini-moto…


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