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Maritime Electric explique les détails de son plan de délestage électrique. Ses clients devraient avoir des avis d’une à deux heures avant d’être privés d’électricité. Ce délai sera beaucoup moins grand en cas d’urgence.
Maritime Electric a officiellement déposé son plan à la Commission de réglementation et d’appels de l’Île-du-Prince-Édouard. Celui-ci pourrait être nécessaire cet hiver afin d’éviter une panne générale dans toute la province.
La Commission avait demandé à avoir accès à ce plan dans une lettre envoyée au PDG de Maritime Electric, Jason Roberts, le 11 décembre. Le régulateur assure n’avoir eu vent des projets de délestage que via les médias à la fin novembre.
La Commission souhaitait notamment savoir quelles mesures le fournisseur d’électricité allait mettre en place pour diminuer les chances de délestage électrique et comment il avait l’intention d’en informer le public si le délestage devenait nécessaire.
Jason Roberts assure que Maritime Electric va tenter de l’éviter, sauf si les délestages sont jugés nécessaires.

La sous-station électrique Sherbrooke, du fournisseur Maritime Electric, à Summerside.
Photo : Radio-Canada / Laura Meader
Si cela venait à se produire, les clients seraient informés via le site internet de Maritime Electric, les réseaux sociaux et les médias.
Le PDG compare la situation à une préparation pour une tempête. Vous ne savez pas où elle va frapper, vous ne savez pas combien de temps cela va durer et quelle sera son intensité, explique Jason Roberts.
Nous ne savons pas exactement où le délestage va se produire, nous ne savons pas quelle sera son ampleur ni combien de clients nous devrons couper.

Le PDG de Maritime Electric est préoccupé par l'approvisionnement en électricité de l'île.
Photo : Radio-Canada
Dans son dossier fourni à la Commission, Maritime Electric estime qu’elle devrait être en mesure de prévenir ses clients jusqu’à une à deux heures avant la coupure, sauf dans une situation d’urgence où les alertes ne pourraient subvenir qu’une à deux minutes avant.
L’entreprise juge que le délestage devrait lui coûter de l’argent en raison du travail supplémentaire que cela entraînerait pour ses employés. Toutefois, Maritime Electric dit ne pas être en mesure de quantifier ces coûts, car l’entreprise n’a jamais eu recours au délestage.
Demande en hausse, approvisionnement en baisse
Le rythme des changements de consommation d’électricité dans les dernières années est difficile à suivre, assure Maritime Electric, avec une hausse de la population et de nombreux résidents qui ont été encouragés à passer du chauffage au mazout au chauffage électrique.
Interrogé à savoir si l’île est en situation de crise concernant son approvisionnement en électricité, le PDG de l’entreprise assure que c’est le sentiment qu’il a.

Maritime Electric veut être autorisé à construire une nouvelle centrale qui sera en majorité alimenté par des combustibles fossiles, comme c'est le cas sur cette photo d'une centrale au charbon en Alberta. (Photo d'archives)
Photo : Radio-Canada / Sam Martin
Nous avons une demande en hausse et un approvisionnement en baisse, mais quand on regarde ailleurs au Canada atlantique, la situation est similaire. On fait tous face aux mêmes problèmes et on cherche tous à ajouter plus de puissance dans nos réseaux, poursuit Jason Roberts.
L’entreprise réclame notamment l’autorisation pour ajouter une centrale alimentée par des combustibles fossiles à son réseau. Elle est en attente du feu vert de la Commission de réglementation et d’appels.
D’après un reportage de Jenna Banfield, de CBC


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