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Makèpè-Missokè : tabassée et répudiée pour voyeurisme à Douala

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Une scène de ménage ordinaire a viré au drame conjugal à Makèpè-Missokè, dans l’arrondissement de Douala V. Muriel, couturière de 35 ans, a été surprise mardi 9 juin par son mari en train de regarder avec insistance les parties intimes d’un homme qui se soulageait aux abords d’un bar. La répudiation a suivi dans la foulée.

Ce qui s’est passé ce mardi à Douala V

Casimir, menuisier de 48 ans, travaillait ce jour-là à domicile sur les finitions d’un meuble. Vers 14h, son épouse lui annonce qu’elle sort chercher du tissu pour une cliente. Il reste seul, boucle son travail, puis tente de joindre le client pour la livraison. Pas de réponse. Il décide d’aller le chercher lui-même.

En route, il repère un pick-up. On lui apprend que le conducteur est « en train de boire » dans un bar non loin. Casimir s’y dirige. Et c’est là que la journée bascule.

Il aperçoit son épouse, non pas en train de faire des emplettes, mais les yeux rivés sur un inconnu qui se soulageait à l’écart. L’homme, selon les informations rapportées par le journal CT, observait la scène avec un intérêt qui n’a pas échappé à Casimir.

La suite est violente. Le menuisier bat sa femme sur place, devant témoins. L’affaire remonte rapidement jusqu’à la police de l’arrondissement de Douala V. Casimir. prononce ensuite la répudiation.

Une affaire banale en surface, moins anodine en réalité

Ce type d’incident, fréquent dans les quartiers populaires de Douala, finit rarement dans les colonnes des journaux. Pourtant celui-ci illustre deux réalités qui coexistent sans qu’on en parle vraiment : la violence conjugale exercée comme « réponse légitime », et la rapidité avec laquelle un homme peut dissoudre un mariage sans procédure formelle.

Muriel a été battue, puis répudiée. On ne sait pas encore quelle suite judiciaire, s’il y en a une, sera donnée aux coups portés. La police a été saisie, mais rien ne confirme à ce stade qu’une plainte pour violence a été déposée.

C’est le détail qui dérange le plus dans cette histoire.

La scène de voyeurisme, aussi choquante soit-elle pour le mari, ne justifie légalement aucun passage à tabac. Et la répudiation unilatérale, pratiquée ici comme une sanction immédiate, pose une question que le droit camerounais n’a pas encore tranchée avec suffisamment de clarté pour les cas concrets du quotidien.

Alain-Claude Ndom

Alain-Claude Ndom

Journaliste pour 237online.com, spécialisé dans les questions de société et la vie quotidienne des Camerounais.

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