Dans la nuit de jeudi à vendredi, la Suisse a écopé de nouveaux droits de douane américains. Washington justifie cette taxe de 12,5% par une enquête concluant que Berne ne lutte pas assez efficacement contre l’importation de produits issus du travail forcé. L’Union européenne et les pays ayant déjà légiféré (ou ayant prévu de le faire) sont, eux, soumis à un taux réduit de 10%.
Des allégations rejetées en bloc par la Confédération, qui a ratifié plusieurs traités internationaux contre le travail forcé. Pour le conseiller national du Centre Vincent Maitre, la justification basée sur la prévention du travail forcé «n’a aucun sens. Nous n’avons pas à légiférer sous la pression américaine!» Les parlementaires s’attelleront par ailleurs bientôt à cette question lors des débats à venir autour de la seconde initiative sur les multinationales responsables, rappelle-t-il. «La Suisse n’a pas à rougir de sa législation sur le travail, surtout en comparaison de celle des Etats-Unis. Invoquer le travail forcé est un pur prétexte de l’administration américaine pour augmenter artificiellement les droits de douane. Il ne faut pas être dupe ni surréagir. Trump n’est pas éternel.»


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