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«  Levalet , faire parler les murs » : rencontres urbaines sur Le Figaro TV

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Le Guichet, de Charles Leval, dit Levalet.

Le Guichet, de Charles Leval, dit Levalet. ellis film/le figaro TV

Ce documentaire redécouvre l’art et la ville, l’art dans la ville, avec un jeune artiste dans le sillage d’Ernest Pignon-Ernest l’érudit et de Bansky le rebelle.

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La rue de Thorigny, dans le Marais, tout près du Musée Picasso, et deux graffeurs vêtus de la célèbre marinière du peintre qui se disputent le torchon blanc de la concorde. Un homme aveuglé, la tête dans l’urne pleine de bulletins de vote, qui se démène en vain devant l’école de la République, proclamant « Liberté, Égalité, Fraternité ». La poésie de Baudelaire en lettres typographiques hissées en haut des façades en béton. Levalet, faire parler les murs, de Manon Duris et Sébastien Tézé, c’est Paris lu comme un livre. Son rythme est celui des battements de cœur.

Ce documentaire vif est une coproduction Ellis Films et Le Figaro TV, avec la participation de Museum TV. On y redécouvre l’art et la ville, l’art dans la ville, avec ce jeune artiste dans le sillage d’Ernest Pignon-Ernest l’érudit et de Banksy le rebelle. « Mon principe de travail dans la rue, c’est une espèce de variation infinie sur les hasards des rencontres urbaines », explique Charles Leval, alias Levalet, né en 1988 à Épinal.

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Petits bijoux d’humour

Ce jeune homme au visage fin a grandi dans la culture hip-hop. Artiste de la 4e génération du street art, il signe sa singularité par le noir et le blanc, dans un monde plutôt criard. Ses dessins, peints à l’atelier, trouvent leur contexte dans la rue, « élément déclencheur pour raconter une histoire », comme chez Ernest Pignon-Ernest avec Rimbaud ou Pasolini à Naples. De petits bijoux d’humour et de contextualisation, d’esprit citoyen et de mise en garde contre la paresse intellectuelle, qui font avaler toutes les convenances et tous les stéréotypes.

« Nous amener, par le poétique, vers des sujets qui sont plus complexes au niveau de la société, c’est le propre de l’artiste. Et c’est bien joué. Le côté très figuratif, très expressif de son travail est une particularité dans l’art urbain », résume la galeriste parisienne Magda Danysz. « Faire parler les murs », écrit Levalet, postant un Corto Maltese qui lui ressemble sur la barque de l’aventure, rue Toussaint-Féron, au cœur du quartier de la Maison-Blanche où le graffiti et le dessin vivent à l’air libre. « Ode à l’absurde », dit-il.

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