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Le cauchemar de nombreux voyageurs est devenu réalité pour ce couple originaire de Haute-Savoie. Un cas loin d’être isolé, a fortiori à destination de certains pays d’Asie.
Passer la publicité Passer la publicitéC’est la douche froide pour ce couple originaire de Haute-Savoie, qui comptait s’envoler à destination du Vietnam pour les fêtes de fin d’année. Comme le relate Ouest France, le 18 décembre, à l’aéroport de Genève, ils se sont vus refuser l’entrée dans leur avion, affrété par la compagnie Qatar Airways. Motif invoqué : une marque sur la première page du passeport de monsieur, jugé dès lors irrecevable par les autorités vietnamiennes. Les photos publiées par le site régional montrent une page de garde, celle où se trouve la signature du détenteur, légèrement brunie à l’endroit où semble avoir été apposée, puis arrachée, une étiquette.
Décontenancé, le couple aurait tenté de se rabattre sur un autre vol, pour partir coûte que coûte - sans succès. Avant d’essayer de guerre lasse d’obtenir un remboursement. Las, là aussi, fin de non-recevoir de la part de l’agence de voyages, de la compagnie aérienne et même de leur assurance, selon lesquelles la responsabilité de cette mésaventure incombe aux voyageurs, qui auraient dû s’assurer que leur passeport était intact avant le jour-J.
Selon les deux voyageurs, «l’histoire est d’autant plus injuste» que c’est une étiquette, collée par un autre voyagiste, qui aurait endommagé le document. Et la facture est lourde pour eux : près de 10.000 euros pour ces quinze jours de roadtrip en Asie.
La réglementation en vigueur dans le pays fait loi
Cette mésaventure, nul n’est à l’abri de la connaître comme l’illustrent les nombreux témoignages relayés sur des forums ou dans des articles de presse depuis des années. Que dit la réglementation en la matière ? Comme nous vous l’expliquions en 2023, il est effectivement possible de se faire refuser à l’embarquement en raison d’un passeport abîmé, froissé, déchiré. Et le risque est encore plus grand si l’on voyage en Asie, où les conditions d’entrée sont très strictes. Les compagnies aériennes sont en effet tenues de refuser un passager si elles pensent que le passeport risque d’être retoqué à l’arrivée dans le pays, sous peine de devoir s’acquitter, elles, d’une amende de plusieurs milliers d’euros.
Contactée par Le Figaro, Qatar Airways confirme que « la décision d’embarquer des passagers est prise conformément à la réglementation en vigueur dans le pays de destination et dans l’intérêt des passagers. Dans le cas présent, les autorités vietnamiennes chargées de l’immigration ont informé Qatar Airways que les passeports ne seraient pas acceptés si les passagers arrivaient dans le pays. » Nicolas Le Page, directeur de publication de VisasNews, un site d’informations sur les formalités de voyage, abonde : «En cas de doute, les transporteurs peuvent contacter les services de l’immigration du pays de destination afin de présenter l’état du passeport du voyageur et ainsi justifier de l’acceptation, ou non, de l’embarquement».
Quid d’un possible remboursement, voire d’une indemnisation en de telles circonstances ? En vertu du règlement européen 261, le refus d’embarquer est ici justifié et la responsabilité incombe bien au voyageur. La compagnie aérienne ou le voyagiste ne sont donc pas tenus de les rembourser, ni de les indemniser.


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