NE LAISSER PAS LE 5G DETRUIRE VOTRE ADN Protéger toute votre famille avec les appareils Quantiques Orgo-Life® Publicité par Adpathway
Les longues files d’attente avant l’ouverture des magasins le matin des soldes de l’Après-Noël pourraient appartenir au passé. Si certains consommateurs courent encore les soldes, l’effervescence s'essouffle dans les centres commerciaux en raison des rabais insuffisants et de l'essor de l'achat en ligne.
Le Boxing Day, ce n'est plus ce que ça a déjà été, a lancé d’emblée Christian, qui n’a pas souhaité donner son nom de famille. Venu au Centre Eaton, au cœur du centre-ville de Montréal, pour jeter un coup d'œil aux rabais, il dit avoir été déçu par les offres des détaillants.
Comme plusieurs consommateurs, il a expliqué avoir consulté les prix avant le 26 décembre afin de vérifier l’authenticité des rabais de l’Après-Noël. Des fois, ils mettent des choses en rabais qui ne le sont pas vraiment, a-t-il dit, sceptique.
Même son de cloche pour une consommatrice croisée vendredi aux Promenades St-Bruno, sur la Rive-Sud de Montréal : Sur certaines choses, je suis certaine que [je fais une bonne affaire], mais pas sur tout.

Certains acheteurs attendaient patiemment les soldes de l'Après-Noël en raison de la pression de l'inflation sur leur portefeuille.
Photo : La Presse canadienne / Sammy Kogan
Deux autres consommatrices rencontrées au Centre Eaton ont dit surveiller les rabais en raison du coût de la vie. J’essaie d’acheter seulement quand j’en ai besoin et, quand c'est le cas, j’attends les soldes, a expliqué Amanda San Pedro, sac à la main. Je m’attendais à des meilleures soldes, a constaté pour sa part Constanta.
Lors de son passage au centre-ville de Montréal, Radio-Canada a observé, malgré le froid mordant, des foules et de longues files d’attente devant certains magasins. Il y avait toutefois une nette différence avec les marées de clients qu’ont déjà attirées les soldes de l’Après-Noël.
Damien Silès, président-directeur général du Conseil québécois du commerce de détail (CQCD), constate lui aussi que le Boxing Day n'a pu l'effervescence d'il y a quelques années, où on faisait la queue devant des magasins avant même l'ouverture.
Tendance à l’achat en ligne
De plus en plus de consommateurs font leurs achats derrière un écran, ce qui explique en partie cette diminution de l’achalandage dans les centres commerciaux.
Devant les Promenades St-Bruno, un homme d’une cinquantaine d’années rencontré par Radio-Canada venait d’ailleurs récupérer ses achats effectués en ligne. Je ne vais pas faire la file et je vais pouvoir avoir assez rapidement [ce que je suis venu chercher], le centre commercial est déjà pas mal plein.
Un autre consommateur disait lui aussi préférer effectuer certains de ses achats en ligne : Tout ce qui est accessible sur Amazon, c’est toujours plus facile de le faire livrer chez toi.

Les longues files d'attente étaient peut-être moins importantes cette année, mais plusieurs consommateurs se sont déplacés en magasin pour profiter des soldes de l'Après-Noël.
Photo : La Presse canadienne / Graham Hughes
Chez Best Buy, où les soldes ont commencé dès le 24 décembre, une foule de gens s’étaient tout de même déplacés pour profiter des rabais.
Les consommateurs ont pris l'habitude de magasiner en ligne, mais une fois la pandémie passée, on a vu ce regain des consommateurs qui viennent en magasin, a expliqué Thierry Lopez, porte-parole de Best Buy.
C'est aussi l'avis de Paul-André Goulet, propriétaire de plusieurs magasins Sports Experts et Atmosphère, et vice-président du Conseil administratif de Montréal Centre-Ville. Il constate que l’achat en personne demeure très populaire auprès de sa clientèle.
Neuf transactions sur dix sont conclues dans une succursale, a estimé M. Goulet à l'émission Tout un matin, puisque l’achat de certains produits, comme les skis ou d'autres équipements sportifs, se prête mal à l’achat en ligne.
Une période des soldes qui s’étire
De plus en plus de bannières, comme Sports Experts, Dynamite et Wayfair, choisissent par ailleurs d’offrir des rabais de l’Après-Noël quelques jours avant le 26 décembre.

1:56
Le reportage de Camille Kasisi-Monet
Photo : (Ethan Cairns/The Canadian Press)
Selon Maurice Doyon, professeur à l’Université Laval et spécialiste en économie comportementale, c’est la concurrence qui pousse les commerçants à devancer leurs promotions.
Ça crée de la confusion chez le consommateur : est-ce que c’est vraiment un rabais du Vendredi fou ou est-ce que je devrais attendre encore un peu?, explique-t-il. À long terme, cette stratégie pourrait plutôt nuire à l’engouement, selon lui.
Parmi les passants interrogés par Radio-Canada, aucune d’entre elles n’avait d’ailleurs profité des soldes de l’Après-Noël avant vendredi.
Avec les informations de Camille Kasisi-Monet et La Presse canadienne


5 month_ago
77



























.jpg)






French (CA)