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Le ton était léger dans le vestiaire des Sénateurs à la veille du début de leur série contre les Hurricanes de la Caroline, samedi après-midi, à Raleigh.
Pendant que le capitaine Brady Tkachuk parlait de la barbe qu’il tente de faire pousser depuis un mois, le défenseur Thomas Chabot répétait aux journalistes que ses coéquipiers et lui étaient les négligés en vue de cet affrontement. C’est la meilleure équipe dans l’Association est, a-t-il rappelé vendredi en parlant des Hurricanes.
De notre côté, nous savons que nous sommes les négligés, mais nous croyons en nous-mêmes. Ce sera une série qui sera âprement disputée. Chaque match sera serré, a ajouté le hockeyeur québécois avant le départ des Sénateurs vers le sud de la frontière.
Selon Chabot, le port d'attache des Hurricanes est un endroit dans lequel il est très difficile à jouer. Les Sénateurs ont échappé leur seul match au Levono Center cet hiver, s’inclinant 4-3 le 3 février dernier.

Shayne Gostisbehere avait marqué un des buts des Hurricanes dans une victoire contre les Sénateurs en février dernier. (Photo d'archives)
Photo : Associated Press / Karl B DeBlaker
Ottawa, qui a obtenu le dernier rang donnant accès aux éliminatoires dans son association, en sera à une deuxième participation de suite en séries. De son côté, la Caroline fait partie du tournoi printanier de la Ligue nationale de hockey depuis maintenant huit ans.
Ils ont participé à la finale de conférence à quelques reprises, a souligné Thomas Chabot, insistant sur le fait que les Sénateurs savent très bien quel défi les attend.
Ils envoient beaucoup de rondelles au filet. Ils essaient aussi d’en envoyer derrière toi. Un peu comme nous le faisons aux autres clubs. Donc on sait ce qui s’en vient.
S'inspirer des Hurricanes
Brady Tkachuk, lui, avoue que les Sénateurs se sont inspirés de la façon de jouer des Hurricanes lors des deux dernières saisons. Les deux clubs pratiquent un style hermétique et donnent à leurs adversaires peu d’occasions de marquer. Ils réussissent à tirer profit des erreurs des autres.
Ce sera un peu un match d’échecs. L’important, ce sera de ne pas se frustrer, a expliqué l’attaquant américain.

Brady Tkachuk célèbre la victoire des Sénateurs d'Ottawa contre les Maples Leafs lors du cinquième match des séries éliminatoires, l'an dernier. (Photo d'archives)
Photo : La Presse canadienne / Nathan Denette
À ses yeux, les Sénateurs ont beaucoup appris l’an dernier dans leur élimination en six parties contre les Maple Leafs de Toronto. Ils avaient perdu les trois premiers matchs avant de rebondir avec deux victoires.
Notre approche sera importante, a-t-il martelé.
Il ne faut pas regarder trop loin. C’était très émotif comme série l’an dernier. [...] Nous savons à quel point c’est difficile de gagner quatre fois dans une série de sept matchs. Il faut se fixer des objectifs à court terme, connaître, par exemple, un bon départ dans la première partie, penser à nos premières présences sur la glace qui mènent à la première pause publicitaire.
L'exemple de son frère Matthew
Brady Tkachuk a mentionné à nouveau à quel point la coupe Stanley est le trophée le plus difficile à remporter dans le sport professionnel. J’embrasse la longue route qui nous attend, a-t-il soutenu.
L’ailier américain en sait quelque chose. Son père Keith n’a jamais eu l’occasion de gagner la coupe en 18 saisons dans la LNH. Son frère Matthew, lui, a gravé son nom sur le trophée lors des deux derniers printemps en tant que membre des Panthers de la Floride.
Le vétéran des Sénateurs Claude Giroux cherche toujours à soulever le trophée de Lord Stanley. Il a vécu une finale en 2010 avec les Flyers de Philadelphie, mais c’est tout.
Giroux, 38 ans, croit que son équipe est mieux armée que l’an dernier pour essayer de se rendre jusqu’au bout. En 2025, les Sénateurs comptaient 12 joueurs qui ont donné leurs premiers coups de patin en séries éliminatoires.
Le hockey des séries est bien différent du hockey du calendrier régulier. L’an dernier, au fur et à mesure que la série avançait, on jouait de mieux en mieux. On jouait notre style de jeu. C’est ça qui doit être notre but.


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