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Les jardins urbains ne suffisent pas à nourrir tous les insectes, révèle une étude

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Publié le 18 mai 2026 à 12:55. / Modifié le 18 mai 2026 à 14:14. 1 min. de lecture

En ville, les insectes ont besoin d'habitats dans les quartiers et pas seulement dans les jardins isolés, relève une étude de l'Institut fédéral de recherches sur la forêt, la neige et le paysage WSL. Les fleurs dans les jardins privés aident effectivement les abeilles et les bourdons, mais coléoptères et syrphes n'y ont pas accès.

L'objectif de l'étude menée par le WSL était de comprendre la manière dont les insectes s'adaptent à leur environnement, indique lundi l'institut dans un communiqué. Selon les résultats, «seuls les pollinisateurs à longue langue, comme les bourdons, atteignent le nectar sécrété au fond de fleurs spécialisées». Les pollinisateurs avec des pièces buccales plus courtes comme les syrphes (mouches aux rayures jaunes et noires) ont besoin de nectar facilement accessible.

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La densité de bâti impacte certains groupes

Dans les jardins très fleuris du centre-ville de Zurich, les grandes abeilles sauvages sont particulièrement actives. «Probablement parce que leur taille leur permet de survoler de plus grandes surfaces asphaltées pour atteindre des «îlots de fleurs», notent les chercheurs.

Les petites abeilles dotées de longues langues profitent elles aussi du buffet du jardin, car elles sont petites et y trouvent suffisamment de nourriture et de sites de nidification.

Plus la densité de bâti augmente, plus les syrphes et les coléoptères se font rares, selon l'étude. Et cela indépendamment de l'offre florale et de la longueur de leur langue. Pour les scientifiques, cette tendance s'explique par le fait que ces groupes d'insectes ne parviennent pas à trouver d'habitats propices dans ces quartiers denses.

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Besoin d'engagement «à tous les niveaux de décision»

Selon le communiqué, ces résultats montrent que l'engagement «à tous les niveaux de décision est nécessaire pour promouvoir la biodiversité». Coléoptères et syrphes ont besoin d'habitats accessibles «dans tout un quartier urbain et pas seulement dans un jardin isolé», conclut le WSL.

Pour cette étude, une trentaine de bénévoles se sont relayés devant des pots de fleurs dans 24 jardins de la ville de Zurich et ont consigné et capturé chaque insecte.

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