Les entreprises technologiques jouent désormais un rôle majeur dans les zones de guerre. En Ukraine, à Gaza ou en Iran, elles se révèlent indispensables à la conduite des opérations militaires. Les Gardiens de la révolution, l’armée idéologique de la République islamique, en ont bien conscience: leurs drones ont ciblé le 1er mars un centre de données d’Amazon situé à Bahreïn et deux autres aux Emirats arabes unis, même si aucun lien n’a pour l’heure été établi entre ces bâtiments et le théâtre des opérations. Ils ont par ailleurs menacé le 11 mars de lancer des attaques de plus grande ampleur contre les «infrastructures technologiques ennemies».
Jonathan Horowitz, conseiller juridique du Comité international de la Croix-Rouge, a analysé la situation de ces acteurs technologiques en regard du droit international humanitaire dans un article publié par le Chicago Journal of international law. Selon lui, la dimension duale de leurs services et de leurs infrastructures – utilisés à des fins civiles et militaires – pourrait en faire des cibles militaires légitimes.


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