NE LAISSER PAS LE 5G DETRUIRE VOTRE ADN Protéger toute votre famille avec les appareils Quantiques Orgo-Life® Publicité par Adpathway
Des représentants de l'alliance militaire de l'OTAN se sont réunis mardi à Ankara. Ils s'y sont engagés à intensifier leur réarmement et leurs campagne de guerre à l'échelle mondiale. Le 36e sommet de cette alliance de 32 membres, accueilli par le président turc Recep Tayyip Erdoğan dans son palais présidentiel, a commencé par une pléthore de nouveaux contrats d'armement et de nouvelles exigences pour chaque membre de consacrer à ses armées 5 % de son produit intérieur brut
Ayant le sommet pour toile de fond, les États-Unis ont à nouveau bombardé l’Iran mardi. Le soir même, l’armée américaine annonçait «une série de puissantes frappes visant l’Iran» et prenant pour cible défenses aériennes, radars côtiers et sites de missiles près du détroit d’Ormuz; cela, quelques heures après que le Trésor américain eut bloqué les ventes de pétrole de l’Iran. Il s'agit de la dernière escalade en date de cette guerre qui a débuté le 28 février par des frappes américaines et israéliennes tuant le guide suprême iranien, l'ayatollah Ali Khamenei, et qui s'éternise depuis plus de quatre mois.
Les bombardements ont eu lieu alors que des foules immenses rendaient hommage à Khamenei à Qom et dans la ville irakienne de Najaf. Les médias d'État iraniens ont fait état d'explosions à Bandar Abbas, Qeshm et Sirik, où des éclats d'obus ont blessé plusieurs personnes sur un quai commercial. Le président américain Donald Trump avait déclaré lundi, depuis le Bureau ovale: «Soit nous concluons un accord, soit nous irons jusqu'au bout», ajoutant: «Ce ne sera pas difficile d'aller jusqu'au bout.»
Le thème principal du sommet est l’escalade de la guerre menée par les États-Unis et l’OTAN contre la Russie en Ukraine. Le sommet s’est ouvert après une série soutenue de frappes de longue portée de l’Ukraine au cœur même du territoire russe, que les puissances réunies à Ankara ont ouvertement saluées. «L’Ukraine dispose d’une fenêtre d’opportunité et est en train de changer la donne sur le champ de bataille», a déclaré Radmila Shekerinska, secrétaire générale adjointe de l’OTAN. «Pour la première fois, la Russie est confrontée à la réalité de la guerre.»
Le président ukrainien Volodymyr Zelensky a déclaré au Forum de l'industrie de défense tenu dans le cadre du sommet que des drones ukrainiens avaient frappé une raffinerie à Omsk, au cœur de la Sibérie, à 2 700 kilomètres du front: «Nous avons complètement éliminé l'idée même que la Russie puisse disposer d'une base arrière stratégique» s’est-il vanté. Un haut responsable de l'OTAN a déclaré que l'Ukraine avait lancé 10 000 drones longue portée contre la Russie en mai et mis hors d'état de fonctionner un cinquième de ses capacités de raffinage pétrolier.
L'OTAN a annoncé les contrats d'armement mardi au Forum de l'industrie de défense, qu'elle a présenté comme sa «grande révélation», sur fond de musique techno retentissante. «Je viens juste du Forum de l'industrie de défense du sommet de l'OTAN, où des contrats à hauteur de dizaines de milliards de dollars ont été signés entre sociétés de pays alliés», a déclaré Shekerinska. Les membres de l'Alliance ont annoncé l'achat conjoint par onze pays d'avions de surveillance Saab GlobalEye, de jusqu’à cinq drones Northrop Grumman Triton par quatre autres pays, et d'avions de ravitaillement et de transport Airbus par quinze pays.
La Grande-Bretagne, la France et l'Allemagne ont annoncé mardi un programme de 50 milliards de dollars pour construire des missiles longue portée, sans participation américaine, capables de frapper des cibles à plus de 2 000 kilomètres de distance – assez loin pour atteindre Moscou. Des banques telles que Citigroup, Deutsche Bank et BNP Paribas avaient déjà «mobilisé 217 milliards de dollars» pour ce renforcement militaire, a indiqué l'OTAN. Selon l'Associated Press, les armes étaient présentées sans montrer les prix, et certains des accords avaient été signés bien avant. Ces contrats représentent des profits garantis pour Lockheed Martin, Saab, Northrop Grumman et Airbus, extraits des trésors publics européens.
Le secrétaire général de l’OTAN, Mark Rutte, a qualifié ces dépenses d’«argent bien dépensé». Shekerinska a exhorté l’industrie à suivre le rythme: «Les fonds affluent… Nous avons besoin que l’industrie développe rapidement des capacités et réponde à la demande accrue en armes et en équipements.» Les alliés investissaient dans «les besoins militaires essentiels — troupes, équipements, armes» mais aussi dans « notre résilience collective » et «dans notre base industrielle de défense».
Les chiffres sont stupéfiants. «Rien qu’en 2025, les Alliés européens et le Canada ont augmenté leurs investissements de défense de 139 milliards de dollars», a déclaré Shekerinska, «une hausse de près de 20 % par rapport à l’année précédente. Et cela, un an seulement après le lancement du Plan d’investissement de La Haye pour la défense, un projet sur dix ans.» Les pays européens et le Canada augmenteraient encore leurs dépenses de 11 % en 2026, portant leur total à 634 milliards de dollars, contre un budget américain de 850 milliards. La présidente de la Commission européenne Ursula von der Leyen s’est félicitée d’un réarmement de l’UE à hauteur de 800 milliards d’euros d’ici 2030.
Shekerinska a présenté les objectifs du sommet comme étant «le renforcement de la dissuasion et de la défense» et «la collaboration industrielle en matière de défense». L’OTAN allait «insuffler une nouvelle vie au concept de l’OTAN 3.0: une Europe plus forte dans une OTAN plus forte». Cette formule implique que l’Europe assume davantage sa propre défense afin que Washington puisse concentrer ses forces contre la Chine; les États-Unis procèdent déjà au retrait de troupes d’Europe, dont 5 000 d’Allemagne. «En tant que seule superpuissance mondiale, nous avons des responsabilités ailleurs dans le monde», a déclaré aux journalistes l’ambassadeur américain auprès de l’OTAN, Matthew Whitaker.
Alors même qu’ils complotaient la guerre aux quatre coins du monde, les gangsters impérialistes se disputaient entre eux. Trump a réitéré sa menace d’annexer le Groenland, territoire du Danemark, un membre de l’OTAN. Il le qualifia de «partie importante pour les États-Unis» qui «devrait être contrôlée par les États-Unis, et non par le Danemark», et a averti que Washington pourrait «retirer tous [ses] soldats d’Europe». La Première ministre danoise Mette Frederiksen a répondu qu’«il n’y aurait pas» de mainmise américaine sur l’île.
Trump a ouvert son intervention au sommet par une série de menaces. Aux côtés d’Erdoğan, il s’est dit «très déçu par l’OTAN» et a fustigé les puissances européennes pour avoir refusé de se joindre à la guerre contre l’Iran. «Pourquoi dépensons-nous des centaines de milliards de dollars alors qu’ils ne sont pas là pour nous? Nous avons toujours été là pour eux», a-t-il lancé.
La Turquie a bouclé la ville d’Ankara pour le sommet. Dans les semaines qui ont précédé celui-ci, le gouvernement Erdoğan a interdit toute manifestation dans la capitale pendant treize jours. Il a détenu 225 personnes, parmi lesquelles des militants de gauche, des avocats, un professeur d'université, le rédacteur en chef d'un magazine gay et un humoriste ayant tourné le président en dérision, et en a mis 103 en prison. Dimanche, la police a détenu de nombreux manifestants anti-OTAN et a dispersé leur cortège à coup de gaz lacrymogènes.


7 hour_ago
28
























.jpg)






French (CA)