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Les cols bleus de Montréal bloquent la rue Sherbrooke au pied du Stade olympique

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Les cols bleus de Montréal ont fait monter la pression en cette deuxième journée de grève en bloquant jeudi matin la rue Sherbrooke entre la rue Viau et le boulevard Pie-IX, dans l'est de Montréal. Des grévistes se sont aussi rassemblés au parc des Faubourgs, près de la sortie du pont Jacques-Cartier.

Une partie de la rue Hochelaga a également été fermée. Jusqu'au milieu de l'après-midi environ, il valait mieux pour les automobilistes éviter tout le secteur entourant le Parc olympique et le Jardin botanique.

Tôt ce matin, des centaines de membres du Syndicat des cols bleus regroupés de Montréal, affilié au SCFP-Québec, ont occupé l'intersection du boulevard Pie-IX et de la rue Sherbrooke, où ils ont installé des piquets de grève.

2:50

Des policiers, dont des agents à cheval, ont été déployés sur les lieux afin d'assurer la sécurité et de gérer le flux de circulation.

À la sortie du pont Jacques-Cartier

Quelques dizaines de grévistes se sont aussi rassemblés en matinée au parc des Faubourgs, à la jonction des avenues De Lorimier et Papineau, près du pont Jacques-Cartier.

Quelques dizaines de grévistes se sont aussi rassemblés en matinée au parc des Faubourgs, à la jonction des avenues De Lorimier et Ontario, près du pont Jacques-Cartier.

Quelques dizaines de grévistes se sont aussi rassemblés en matinée au parc des Faubourgs, à la jonction des avenues De Lorimier et Ontario, près du pont Jacques-Cartier.

Photo : Radio-Canada / Simon-Marc Charron

Vers 8 h 30, les manifestants se sont dirigés vers l'intersection des rues Ontario et De Lorimier, puis vers le centre-ville.

Des policiers du SPVM et de la Sûreté du Québec ont été déployés sur les lieux pour y assurer l'ordre et la sécurité.

Rattrapage salarial

Les cols bleus de la Ville, qui réclament essentiellement un rattrapage salarial, ont annoncé le 27 mars dernier un débrayage de trois jours, soit du mercredi 15 au samedi 18 avril, 6 h.

Ils estiment que leur pouvoir d’achat s’est dégradé ces dernières années en raison notamment de l’inflation, ils rejettent l’offre d’une augmentation de 11 % sur 5 ans que leur a présentée la Ville.

Les syndiqués réclament pour leur part près de 20 % d’augmentation sur 5 ans.

Selon des cols bleus rencontrés sur les lieux, ils se sont appauvris ces dernières années en raison des conditions économiques.

Moi, je suis jardinier l’été. Il fait chaud, on travaille des 9 heures, des 12 heures. […] On demande juste de meilleures conditions de travail parce qu’on est là pour travailler fort. On demande juste de quoi vivre.

On demande plus que 11 % d’augmentation sur cinq ans. C’est le seul point en litige encore, a pour sa part souligné une travailleuse.

Mercredi, les syndiqués ont ouvert leur séquence de débrayage tôt en matinée en manifestant dans les rues, perturbant momentanément la circulation à l'angle des boulevards Saint-Michel et Rosemont.

Des grévistes des cols bleus manifestent, accompagnés d'une voiture de police.

Des cols bleus ont bloqué la circulation mercredi matin, notamment dans les rues Saint-Michel et Rosemont. (Photo d'archives)

Photo : Radio-Canada / Simon-Marc Charron

Peu de marge de manœuvre à la Ville

À la Ville de Montréal, où on doit composer avec des conditions budgétaires particulièrement difficiles, la mairesse Soraya Martinez Ferrada a déclaré précédemment qu'elle veut respecter la capacité de payer des Montréalais et que son administration doit s'en tenir à cette offre salariale.

Aux prises avec des coûts en hausse constante et des revenus limités, l'administration municipale a aboli 200 postes en juillet dernier pour tenter de récupérer 50 millions de dollars d'économies récurrentes. Un gel des embauches avait aussi été décrété à la Ville par l'administration de Valérie Plante, en 2024, pour tenter de contenir les dépenses.

Les cols bleus de Montréal, qui ont déjà tenu un débrayage le 4 février dernier, sont sans contrat de travail depuis le 31 décembre 2024.

Les activités et les services suivants seront maintenus :

  • situation d'urgence (situation exceptionnelle et urgente non prévue par l'entente, situation qui met en danger la santé et la sécurité de la population ou situation d'urgence décrétée par les autorités municipales);
  • réparation de la signalisation et des feux de circulation endommagés à la suite d'un accident, notamment;
  • nettoyage des rues à la suite d'un accident, élagage de sécurité et abattage (intervention d'urgence à l'égard des arbres publics);
  • réparation de la chaussée (trous et affaissements majeurs);
  • nettoyage des places publiques afin d'assurer une cohabitation sécuritaire;
  • opérations liées aux égouts et aqueducs;
  • tournée préventive des arénas municipaux;
  • opérations liées à la crue des eaux printanières pour certains arrondissements (Pierrefonds-Roxboro, Ahuntsic–Cartierville, L'Île-Bizard–Sainte-Geneviève);
  • opérations liées à la production d'eau potable et au traitement des eaux usées;
  • entretien des collections vivantes (animales, végétales et entomologiques).
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