Chaque guerre a ses massacres, paraît-il. Cela ferait partie de la terrible banalité des conflits armés, pour ne pas dire de leur normalité, qui est aussi vieille que l’humanité. Mais est-ce bien ainsi? Que dissimule réellement cette prétendue normalité? En cela, la guerre qui fait rage au Proche-Orient, au bout d’une quinzaine de jours déjà, ne manque pas d’épisodes effrayants, à commencer par ce bombardement d’une école iranienne qui a causé la mort de 168 jeunes filles. D’abord mis sur le compte de la propagande des ayatollahs, le massacre est désormais avéré, et c’est un double bombardement américain qui est en cause.
Tragique erreur de visée pour l’armée la plus précise du monde. Mais si on lui reconnaît le statut d’erreur (et comment supposer le contraire?), le débat est-il clos pour autant? Erreur également, les 41 Libanais tués pour récupérer le corps d’un pilote israélien disparu il y a 40 ans? Erreur, les 84 membres d’équipage coulés avec leur navire au large de l’Inde par un missile américain, fleuron désarmé de la marine iranienne au retour d’une série de manœuvres internationales, aux côtés notamment… des Etats-Unis?


2 month_ago
108





















.jpg)






French (CA)