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Les cinq athlètes féminines de l’année au Canada

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La plus jeune Canadienne de l'histoire à remporter un tournoi Masters 1000, une quadruple championne du monde en natation ou la première cycliste canadienne à décrocher un maillot arc-en-ciel? Les choix sont nombreux, il n'est pas facile d'élire une athlète de l'année.

Puisqu'il le faut, évaluons d'abord les principaux exploits qui ont marqué l'année.

Victoria Mboko

La joueuse de tennis n’a plus besoin de présentation. Mais, il y a un an à peine, l'Ontarienne de 18 ans était tout à fait inconnue du grand public.

La dernière année a été celle de sa grande ascension, au classement de la WTA et dans le cœur des amateurs canadiens.

Particulièrement ceux de Montréal, qui l’ont vu triompher à l’Omnium Banque Nationale, en août 2025. Mboko a connu un parcours de rêve, battant notamment l’ex-no 1 mondiale Naomi Osaka pour soulever son premier trophée chez les professionnelles.

Elle effectue un service.

Victoria Mboko aux Internationaux des États-Unis, en août

Photo : imagn images via reuters connect / Geoff Burke

Le reste de sa saison n’a pas été aussi éclatant. La jeune adulte a souvent été éliminée tôt dans les tournois suivants. Mais elle a terminé l'année en beauté, néanmoins, avec un second titre à Hong Kong en novembre.

Nommée révélation de l'année à la WTA, Mboko a conclu le calendrier au 18e échelon mondial. Un bond exceptionnel pour celle qui avait entamé 2025 au 350e rang.

Summer McIntosh

Décidément, les jeunes femmes de la grande région de Toronto ont connu beaucoup de succès en 2025.

Outre Victoria Mboko, il y a aussi bien entendu Summer McIntosh.

Après sa consécration en 2024, marquée par une domination aux Jeux olympiques, la nageuse a enchaîné avec une saison remarquable ponctuée de titres mondiaux et de nouveaux records.

La Canadienne a raflé quatre médailles d’or aux Championnats du monde à Singapour. Elle a raté de justesse l’ambitieux objectif qu’elle avait d’en gagner cinq, soit une dans chacune des épreuves auxquelles elle était inscrite. Un exploit que seul Michael Phelps a réussi dans l’histoire du sport.

Elle s’est contentée du bronze au 800 m libre, devenant néanmoins la troisième athlète de l’histoire à gagner cinq médailles individuelles aux mondiaux, après Phelps et Sarah Sjöstrom.

Elle marche avec un drapeau du Canada sur les épaules.

Summer McIntosh à Singapore, en juillet

Photo : Reuters / Hollie Adams

Et aux essais nationaux, en juin, elle a pulvérisé trois records du monde au 400 m libre, au 200 m quatre nages et au 400 m quatre nages.

Des ennuis de santé l'ont ensuite empêchée de bonifier sa récolte à la récente Série mondiale de natation. Mais la première année de McIntosh aux États-Unis, après avoir déménagé au Texas pour s'entraîner au côté de Bob Bowman, l'ancien instructeur de Phelps, a été un franc succès.

Sophie de Goede

Les joueuses de rugby canadiennes ont marqué les esprits à l’automne 2025 en atteignant la grande finale de la Coupe du monde. Dans un scénario digne de David contre Goliath, le Canada faisait face à l’Angleterre, superpuissance mondiale.

Les représentantes de l'unifolié se sont finalement avouées vaincues 33-13 devant 80 000 spectateurs, au stade de Twickenham.

Le parcours de l'équipe a néanmoins fait les manchettes à l'international, entre autres parce que la Fédération canadienne a eu recours à une campagne de sociofinancement pour organiser des camps d'entraînement.

Avec un trophée en or dans la main gauche, elle salue la foule de l'autre.

À défaut de mettre la main sur le plus gros trophée, Sophie de Goede a reçu le petit remis à la joueuse de l'année.

Photo : Getty Images / Dan Mullan

Le Canada était mené par une joueuse exceptionnelle, la vétérane Sophie de Goede, dont les performances ont été soulignées à grands traits. Elle a d'ailleurs été nommée joueuse de l'année par la Fédération internationale. C'est une consécration pour la Britanno-Colombienne de 26 ans, de retour au jeu après une opération à un genou.

Magdeleine Vallières-Mill

Alors que tous les yeux étaient rivés vers le stade de Twickenham, en Angleterre, le 27 septembre dernier, Magdeleine Vallières-Mill a pris la planète par surprise en devenant championne du monde de cyclisme sur route, à Kigali.

Elle a dominé la course en ligne, au terme d’une poussée décisive à un peu plus de deux kilomètres du fil d’arrivée. C'était le meilleur résultat de sa carrière, et de loin. Jusque-là, la Sherbrookoise n’avait gagné qu’une seule course professionnelle, lors d’une compétition mineure en Espagne, en janvier 2024.

Une femme sourit avec une médaille au cou.

Magdeleine Vallières-Mill

Photo : Getty Images / Anne-Christine Poujoulat

Un exploit tout à fait inédit dans l’histoire du cyclisme canadien. Et une performance d’autant plus remarquable que Vallières-Mill ne profitait que de très peu de soutien financier. Elle avait payé de sa poche les frais liés à son voyage au Rwanda.

L’année 2026 promet aussi d’être riche en émotions pour la cycliste, qui pourra porter le maillot arc-en-ciel jusqu’aux prochains mondiaux, tenus à Montréal.

Camryn Rogers

Camryn Rogers a défendu avec succès son titre de championne du monde au lancer du marteau, en septembre, à Tokyo. Elle est alors devenue la première représentante du Canada à défendre un titre mondial en athlétisme. Elle a été imitée par son compatriote Ethan Katzberg, le lendemain.

Déjà championne olympique en 2024, Rogers a continué sa progression au cours des derniers mois. Elle a survolé la compétition avec 9 médailles d'or en 10 événements.

Elle fait des rotations pour lancer son marteau.

Camryn Rogers

Photo : Associated Press / Matthias Schrader

Camryn Rogers a effectué le meilleur lancer de sa carrière à Tokyo, un jet de 80,51 mètres. Il s’agissait de la 7e marque de l’histoire de la discipline, et la meilleure par quiconque n’étant pas nommée Anita Wlodarczyk, grande championne polonaise qui possède les six meilleurs lancers de l’histoire.

Verdict et mentions honorables

Summer McIntosh s'impose, encore une fois. Il est périlleux de comparer les performances d'athlètes de différents sports, mais McIntosh domine davantage ses pairs que ne le fait Mboko, par rapport à, disons, Leylah Annie Fernandez, qui a gagné autant de titres qu'elle en 2025. La joueuse québécoise mérite d'ailleurs une mention honorable.

Ajoutons au groupe les noms de la patineuse de vitesse néo-brunswickoise Courtney Sarault et son globe de cristal en courte piste, de la boxeuse québécoise Kim Clavel qui est redevenue championne, de la skeletoneuse ontarienne Hallie Clarke, sacrée championne du monde chez les juniors, et de la Québécoise Marie-Philip Poulin, nommée joueuse par excellence de l'IIHF et de la LPHF.

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