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Le dernier budget du ministre Eric Girard avant les prochaines élections générales au Québec vient avec des attentes en Mauricie. Si le ministre parle d’un budget « sobre et prudent », les milieux communautaire, municipal et éducatif de la Mauricie souhaitent que la barre soit redressée dans le financement pour faire face aux besoins.
Le maire de Trois-Rivières, Jean-François Aubin, réclame que de l’argent soit rendu disponible pour les infrastructures municipales.
Il faut qu'il y ait de l'argent : c'est invivable. S’il n’y a pas d'argent, tous les projets sont gelés, paralysés. Les projets sont prêts, sont montés, sont déposés au ministère, et il n’y a rien qui se fait parce que les enveloppes sont vides, a-t-il affirmé en entrevue à l’émission Toujours le matin.
M. Aubin a affirmé que la Ville attend des fonds pour la réfection de ses infrastructures d’eau, que ce soit pour les eaux usées ou pour l’eau potable.
La mairesse de Nicolet et vice-présidente de l’Union des municipalités du Québec, Geneviève Dubois, indique quant à elle que les besoins sont nombreux partout dans les administrations municipales.
Les municipalités ont des travaux importants à faire : c'est lié à la crise du logement. Donc, on s'attend à du financement pour mettre à jour ces infrastructures-là. On sait que les municipalités doivent donner des terrains pour la construction d'écoles. On est de plus en plus impliqués dans le logement abordable ou social [...]. On espère vraiment que dans le prochain budget, il y aura des sommes importantes pour qu'on puisse pallier tout ça. Bien sûr, l'itinérance reste un [problème] important pour toutes les municipalités, affirme Mme Dubois.
Le milieu communautaire ne s’attend pas à beaucoup d’aide
La mobilisation Le communautaire à boutte ne semble pas avoir porté fruit en vue du budget. Selon le directeur général du Centre d’action bénévole Trait d’union, Mathieu Gélinas, Québec a déjà lancé des signaux selon lesquels peu de nouveaux fonds seront engagés.
C'est sûr qu'on s'attend peut-être à certains investissements dans certains secteurs plus ciblés, certains [problèmes] plus chauds actuellement, si on ne s'attend pas à de grosses sommes, affirme-t-il.

Le milieu communautaire se prépare à une autre grève dans un peu moins d'une semaine. (Photo d'archives)
Photo : Facebook : Le communautaire à boutte
Ça fait déjà quelques semaines qu’ils nous préparent déjà, dit M. Gélinas, qui affirme qu’il a de l'espoir pour certains dossiers.
On s'attend peut-être à des investissements au niveau du logement social. Ils vont probablement avoir des investissements en [matière de lutte contre l']itinérance. Avec ce qu'on vit là auprès des femmes victimes de violence conjugale, il y a peut-être de petits bouts de financement qui vont s’ajouter. Mais pour le reste, on n'a pas de grands espoirs dans le milieu communautaire, ajoute-t-il.
Le milieu communautaire prépare une autre grève du 23 mars au 2 avril.
Les écoles auront-elles plus de marge de manœuvre?
Le président du Syndicat de l'enseignement des Vieilles-Forges, Stéphan Béland, espère quant à lui que des fonds supplémentaires seront rendus disponibles pour soutenir les services aux élèves en difficulté.
Quand on a nos rencontres avec le Centre de services scolaire, on nous dit que les budgets concernant les services éducatifs pour les élèves qui ont des besoins particuliers ne suivent pas la courbe de l'augmentation des besoins, parce que les élèves qui ont des besoins particuliers sont aussi en augmentation constante, dit-il.
Il indique que le ministre des Finances et ses communications avant le budget ne laissent pas présager un grand réinvestissement.

Stéphan Béland est le président du Syndicat de l'enseignement des Vieilles-Forges (archives).
Photo : Radio-Canada / Josée Ducharme
La nouvelle ministre de l'Éducation qui est arrivée en poste a donné un peu de lousse, mais pas trop, puis les besoins sont tellement grands [...], parce que oui, le gouvernement va parler d'être responsable, mais est-ce que c'est responsable aussi de couper dans les besoins de nos générations futures?, explique-t-il.
D'après une entrevue à l'émission Toujours le matin et les informations de Barbara Leroux


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