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«Le voilà désormais numéro un» : 1983, l’année où Nicolas Sarkozy s’empare de Neuilly en bravant l’appareil du RPR

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Après la mort brutale du maire de Neuilly Achille Peretti (à droite) en avril 1983, Nicolas Sarkozy décide de forcer son destin. Quitte à supplanter Charles Pasqua (à gauche), pourtant appelé à assurer la succession. AFP et illustration de Charlotte Paroielle pour Le Figaro.

SUCCESSIONS ET HÉRITAGES (1/5) - Loin d’être cantonnée à des enjeux locaux, l’histoire des municipales est jalonnée de transitions entre maires installés et leurs dauphins, et parfois d’épisodes où de jeunes loups s’imposent à la surprise générale. Comme en 1983, lorsque Nicolas Sarkozy conquiert cette commune cossue de la banlieue parisienne, au grand dam de Charles Pasqua.

«En montant l’escalier, j’étais tétanisé, des gens m’insultaient. J’ai pensé que le matador, en entrant dans l’arène, devait un peu ressentir ce type d’émotion.» C’est ainsi que Nicolas Sarkozy décrira, des années plus tard, son arrivée au conseil municipal du 29 avril 1983 à Neuilly, dans Un pouvoir nommé désir (Grasset, 2007), l’un des livres que lui a consacrés Catherine Nay. Alors que s’ouvre la séance appelée à élire un nouveau maire, le moment est lourd d’enjeux pour le jeune loup du RPR (ancêtre des Républicains), âgé de 28 ans. Candidat à la succession de l’édile gaulliste Achille Peretti, disparu brutalement deux semaines plus tôt, l’enfant chéri de la chiraquie a conscience que son avenir politique se joue là. Qu’il tient l’occasion de poser la première pierre d’un destin national.

Malgré l’atmosphère électrique, Nicolas Sarkozy s’efforce de garder son sang-froid, faisant fi des vociférations d’une partie des 3000 personnes massées à l’Hôtel de Ville. Autour de lui, la tension…

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Le Figaro

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