Language Selection

Retrouvez votre bien-être dans ces temps dure sur Terre , Essayez le MedBed Quantique!
Cliquez ici pour réserver votre séance

Famille et pour toute la Famille avec Le Medbed Quantique® Orgo-Life® une technologie du Canada

Advertising by Adpathway

         

 Advertising by Adpathway

Le siècle d’Annette Saint-Pierre

5 month_ago 105

         

NE LAISSER PAS LE 5G DETRUIRE VOTRE ADN Protéger toute votre famille avec les appareils Quantiques Orgo-Life®

  Publicité par Adpathway

Publié

le 

23 décembre 2025

Devant la porte de la résidence d’Annette Saint-Pierre, une affiche indique : « Je n’ai pas 100 ans, mais bien 20 ans avec 80 ans d’expérience. »

La pionnière et figure de proue de la littérature des Prairies a célébré son centenaire au mois d’août.

J’ai vraiment eu une très bonne vie. J’ai tout aimé, dit simplement la coquette dame qui a grandi au Québec avant de s’établir à Saint-Boniface, au Manitoba. 

Alors qu’elle est assise dans son salon, au lendemain de son anniversaire, sa voix douce, un peu fragile, et son esprit vif ont encore des histoires à raconter.

 Photo de famille d’époque de la collection personnelle de Mme Saint-Pierre
Dans la première rangée, son frère Robert, son père, Arthur, sa sœur Rollande, son frère Marcel, sa mère, Valéda, sa sœur Jeanine et elle-même. Au second plan, sa sœur Gilberte, son frère Bernard et ses sœurs Blanche, Lilianne, Adrienne et Irène. Photo : Gracieuseté de Mme Annette Saint-Pierre

Annette Saint-Pierre a de beaux mots pour parler de son jeune temps, bien qu’elle ait été une enfant de la grande dépression.

Celle qui a vu le jour le 25 août 1925, est la neuvième d’une fratrie de 12 enfants, au sein d’une famille où l’éducation est valorisée, mais où les moyens manquent.

On dit que l’enfance influe sur toute une vie. Je ne saurais dire ce qui a marqué la mienne. Sûrement pas la richesse, mais ce n’est pas non plus la pauvreté [...]. Elle n’a donc pas été si mal, puisque je ne l’ai jamais blâmée pour quoi que ce soit, écrit Annette dans son autobiographie, des décennies plus tard. 

À l’école Saint-Joseph, à Drummondville, la jeune Annette était une écolière aussi vive qu’appliquée, « première chaque matin à franchir la porte de sa classe ».

La famille Saint-Pierre, établie dans le village de Saint-Germain-de-Grantham, au Québec, vit d'agriculture, mais les temps sont durs.

En 1928, alors qu’Annette n’a que 3 ans, sa famille quitte la campagne pour s’établir à Drummondville, où son père va apprendre le métier de menuisier. 

Somme toute, Annette garde le souvenir d’un foyer familial plein de dynamisme et de gaieté. 

Dix-huit ans plus tard, elle entre au couvent, marchant ainsi dans les pas de sa sœur Rollande.

Au moment de quitter ses proches pour entrer au couvent, en 1946, Annette confie à sa mère qu’elle veut simplement tenter l’expérience, promettant qu’un jour elle se retirerait de la vie religieuse.

En 1949, Annette, devenue soeur Pierre-du-Sauveur, obtient son brevet d'enseignement. 

Quand elle arrive au Manitoba un an plus tard, il est simplement question d’enseigner avec les religieuses de Saint-Joseph de Saint-Hyacinthe

Annette Saint-Pierre ignorait alors qu’elle serait une auteure, qu’elle fonderait deux maisons d’édition, qu’elle jetterait les bases de l’étude de la littérature francophone de l’ouest en plus d’aider à préserver l’héritage de la célèbre auteure Gabrielle Roy.

Le chemin vers les Prairies

Le chemin vers les Prairies

Après un trajet de deux nuits et une journée dans une cabine avec couchette à bord du train du Canadien National, soeur Pierre-du-Sauveur débarque à Winnipeg. La ville vient de subir l’une des pires inondations printanières de son histoire.

Annette se souvient de son arrivée comme d’une lugubre scène de guerre : amoncellements de boue, trous béants, épaves déchiquetées, sacs de sable et bâtisses éventrées.

Elle est affectée dans une école de Powerview, à une soixantaine de kilomètres au nord-est de Winnipeg. 

À l'époque, la population de Powerview est largement composée de Métis. Elle loge dans une vieille maison appartenant à la congrégation. Selon ses souvenirs, on y gelait l’hiver et on y mourait de chaud l’été.

Une photo du personnel enseignant d'une école catholique en 1962.Le personnel enseignant de Powerview en 1962. Annette est assise dans la première rangée.  Photo : Radio-Canada / Gracieuseté des Éditions des Plaines

Le 29 août 1950, le jour de ses 25 ans, Annette accueille sa première classe d’élèves d’origine francophone qui parlent très peu le français. À cette époque, l'enseignement en français est toujours pratiquement interdit dans la province, et ce, depuis l’adoption de la loi Thornton en 1916.

La jeune institutrice a le droit d’enseigner la langue de Molière une heure par jour seulement. Pas un mot de français en dehors des périodes prévues. C’était l’ordre qu’elle avait reçu de sa supérieure. L’inspecteur pouvait arriver à tout moment.

Annette prend goût à l’enseignement. Elle passe par Powerview, Pine Falls, Saint-George, Sainte-Anne-des-Chênes et Mariapolis, totalisant 17 années comme institutrice. 

Ses années passées dans les communautés rurales la poussent à dévorer tout ce qu’elle trouve sur l’histoire manitobaine.

L’étude de sa province d’adoption fait peu à peu naître en elle le véritable protagoniste de ses œuvres à venir : le Manitoba lui-même.

Photo d'Annette Saint-Pierre de type polaroïd.Annette Saint-Pierre a toujours été passionnée par l'enseignement. Photo : Société historique de Saint-Boniface / Auteur inconnu

« J'ai aimé l'enseignement. Tout de suite, je me suis dit que les Manitobains sont aussi intelligents que les Québécois. Alors je les ai poussés autant que possible, toute ma vie. »

Elle est désormais convaincue qu’il existe une culture et une langue française distinctes au pays de Louis Riel.

Ces années passées dans les classes, vécues au rythme des vents et des chemins de terre, allaient bientôt la porter vers la littérature dont une rencontre marquante.

Numérisation d'une lettre manuscrite de Gabrielle Roy adressée à Annette Saint-Pierre.
Annette Saint-Pierre découvre les écrits de Gabrielle Roy en 1960. Photo : Annette Saint-Pierre

Annette et Gabrielle

Annette et Gabrielle

À son arrivée dans les écoles du Manitoba, Annette découvre une auteure qu’elle ne connaissait pas encore : Gabrielle Roy.

J’arrivais du Québec. Je ne connaissais pas ses livres. Personne ne connaissait Gabrielle Roy, se souvient-elle en parlant de ses collègues enseignants de l’époque.

En 1960, elle lit Rue Deschambault. Puis elle dévore tout. Cette découverte des premières œuvres de Gabrielle Roy devient le début d’une obsession tranquille qui allait durer toute sa vie.

Ce qui l’a accrochée chez Gabrielle Roy, c’est l’humanisme, explique Louise Plamondon, présidente du conseil d’administration de la Maison Gabrielle-Roy. Il s’agit de l’organisme logé dans la maison d’enfance de l’auteure, convertie par la suite en musée par Annette. 

La femme se tient à côté d'un arbre.Photographie de Gabrielle Roy, vers 1980.  Photo : Corporation Gabrielle Roy / Alain Stanké

Annette veut comprendre cette voix. Elle veut la situer, mais, surtout, elle veut la rencontrer.

Elle écrit à Gabrielle Roy pour lui demander de la recevoir. La première fois, l’écrivaine refuse. Elle recevait très rarement, explique Annette. 

Annette est une force de la nature, résume Lise Gaboury-Diallo, professeure de littérature à la retraite et écrivaine franco-manitobaine. Quand elle avait une idée, elle fonçait.

Annette insiste. Gabrielle Roy finit par céder. Les deux femmes se verront trois fois et correspondront ensuite pendant près d’une décennie.

Leurs échanges sont conservés précieusement dans les voûtes de la Société historique de Saint-Boniface.

Signature manuscrite de Gabrielle Roy dans une lettre de sa part à Annette Saint-Pierre,Gabrielle Roy et Annette Saint-Pierre ont correspondu de 1966 à 1981. Leur dernier échange remonte à 1981. Gabrielle Roy s'est éteinte en 1983. Photo : Radio-Canada / Gala Dionne

La première rencontre des deux femmes de lettres se déroule à Chambly, au Québec, en 1966. Gabrielle ne manque pas de s’informer de la situation du français au Manitoba. L’ancienne enseignante qui avait quitté les Prairies 30 ans auparavant ne pouvait s’empêcher de s’y intéresser.

Annette lui donne alors des nouvelles de Saint-Boniface et de la communauté francophone, mais lui fait aussi part de son ennui de voir des diplômés franco-manitobains adopter le Québec. 

C’est peut-être la vocation du Manitoba, répondit l'auteure, de donner au reste du Canada des individus profondément attachés à leur langue et à leur culture.

Les deux femmes avaient emprunté des routes inverses. Gabrielle avait quitté le Manitoba pour le Québec, alors qu’Annette avait quitté le Québec pour gagner les Prairies.

Un livre disposé sur une table. L'arrière plan s'agit d'un centre d'archives.Son mémoire porte sur six romans de Gabrielle Roy : Bonheur d’occasion, La petite poule d’eau, Alexandre Chenevert, Rue Deschambault, La route d’Altamont et La montagne secrète. Photo : Radio-Canada / Gala Dionne

« Mais le Manitoba était décidément mon destin? Comme le Québec l’a été pour Gabrielle. »

Cette relation va structurer la suite. Annette fait sa maîtrise sur Gabrielle Roy, à l’Université d’Ottawa, en parallèle avec sa carrière d’enseignante. Son mémoire porte sur la symbolique de son œuvre.

C’est également auprès de Gabrielle Roy qu’Annette comprend qu’elle peut laisser son empreinte dans les classes, dans les livres et dans la mémoire de tout un peuple.

Une fois son mémoire déposé, Annette le fait parvenir par la poste à Gabrielle. Au moment de la publication, Annette lira les bons mots de l’écrivaine sur son travail. Ce moment lui donnera les clés vers le monde universitaire.

La création d’une littérature

À cette époque, même dans les milieux universitaires, on connaît très peu les livres en français écrits à l'extérieur du Québec.

L’expertise d’Annette pique d’abord la curiosité du département de littérature de l’Université d’Ottawa, qui voit en elle l’une des rares personnes capables d’en parler avec précision.

Puis, en 1970, Annette devient professeure au Collège universitaire de Saint-Boniface. C’est là qu’elle crée le premier cours où l’on étudie formellement la littérature canadienne-française hors du Québec.

Cette initiative marque le début de la reconnaissance de ce domaine d’études, bien avant que les colloques, les chercheurs et les revues spécialisées des années 1980 et 1990 ne viennent consolider ce champ d’expertise.

« Annette avait une vision d’une clarté rare. Elle a ouvert le chemin, et grâce à elle, d’autres universités ont compris que la littérature francophone de l’Ouest méritait enfin sa place. »

Annette souriante dans son bureau.Annette était ravie de son bureau personnel au Collège universitaire de Saint-Boniface. Photo : Radio-Canada / Gracieuseté des Éditions des Plaines

Parallèlement, Annette avance sa thèse de doctorat, intitulée Le rideau se lève au Manitoba. Sa recherche porte sur un siècle de théâtre dans la province.

Son constat est clair. Le théâtre franco-manitobain a trouvé ses premières étincelles dans les couvents et les collèges de la province.

« Écrire mon doctorat a été une expérience des plus enrichissantes de ma vie. »

Durant ses séjours estivaux à Ottawa, elle réalise à quel point les écrivains de l’Ouest peinent à se faire publier dans l’est.

À l’époque, tout le monde envoyait ses textes au Québec. Et presque toujours, les manuscrits leur revenaient, se souvient Annette.

Un jour, alors qu’elle enseigne au Collège universitaire de Saint-Boniface, un collègue poète, Paul Savoie, lui apporte timidement ses textes.

Lors d’une rencontre avec son directeur de thèse, dans un petit restaurant à Ottawa, Annette montre à ce dernier le manuscrit de Paul Savoie.

Sa réaction positive est immédiate : Oh! Il a du talent, ce monsieur-là. Si vous voulez, je vais transmettre son manuscrit à mon propre éditeur.

Annette avait une meilleure idée dont elle fait part à son collègue.« J’ai revu Paul, et je lui ai dit : on va le publier ici. On va le publier au Manitoba. »

C’est ainsi que naissent les Éditions du Blé en 1974, autant par nécessité que par conviction.

Photo d'Annette Saint-Pierre, en noir et blanc assise à son kiosque du Centre culturel franco-manitobain. Les Éditions du Blé, cofondées par Annette Saint-Pierre, Robert Painchaud, Paul Savoie et Lionel Dorge, représentent la première maison d'édition francophone hors du Québec. Photo : Radio-Canada / Gracieuseté des Éditions des Plaines

Les années 1970 sont bouillonnantes pour Annette.

Entre l’écriture, l’enseignement et l’édition, elle cofonde le Centre d’études franco-canadiennes de l’Ouest (CEFCO), qui est encore en activité aujourd’hui.

Cette période marque aussi le moment où Annette quitte la vie religieuse. À ce moment-là, elle prend une vraie pause pour réfléchir, retournant seule au Québec, pour une retraite de 10 jours.

C’est un temps suspendu, où elle a enfin pu répondre à la question qu’elle repoussait depuis des années. On m’a dit que j’avais eu une vocation religieuse temporaire, explique-t-elle aujourd’hui, sans amertume.

Sa sortie s’est faite sans fracas. Elle est partie en paix, en gardant des amitiés solides parmi les religieuses qui lui écrivent encore, du moins celles qui restent.

Elle se consacre alors à sa vocation d’éditrice.

Quelques années après sa création, l’ampleur du conseil d’administration des Éditions du Blé composé d’une douzaine de personnes, est devenu difficile à gérer pour Annette, qui enseigne déjà à temps plein et finalise sa thèse de doctorat. La structure s’alourdit, les décisions se compliquent, et Annette quitte la boîte.

Sur les conseils d’un avocat, l’abbé Georges Damphousse et elle fondent alors une seconde maison, les Éditions des Plaines, en 1979. Cet avocat leur avait dit : Pourquoi vous ne créez pas une maison d’édition à but lucratif?

Alors chacun a mis un peu de lui-même, et on a démarré, raconte la centenaire.

Les Plaines se tournent vers les manuels scolaires, un marché dans lequel les Éditions du Blé hésitent à investir.

Les deux maisons d’édition aux trajectoires différentes, mais complémentaires, consolident ensemble la littérature franco-manitobaine.

Les panneaux des rues Deschambault et des Meurons.
Une photographie prise par Annette Saint-Pierre de l’intersection qui a vu naître Gabrielle Roy.  Photo : Société historique de Saint-Boniface / Annette Saint-Pierre

Sauver le 375, rue Deschambault

Sauver le 375, rue Deschambault

Les rencontres et les échanges avec Gabrielle Roy ont semé en Annette une volonté tenace de préserver l’héritage de l’écrivaine. La dernière visite d’Annette auprès de l’auteure, en 1981, a fait du sauvetage de la maison d’enfance de Gabrielle Roy une véritable mission.

Le 375, rue Deschambault ne pouvait sombrer dans l’oubli.

Saint-Boniface, croyait Annette, devait garder vivant le souvenir de celle qui en était la plus lumineuse héritière.

Le projet prend forme en 1994, lorsque la Chambre de commerce francophone de Saint-Boniface cherche des projets pour faire rayonner le quartier. La maison de Gabrielle n’est alors qu’une idée parmi d’autres.

Annette s’adresse à l’architecte manitobain Étienne Gaboury, membre du conseil d'administration de la Corporation Gabrielle-Roy : si la restauration devenait prioritaire, elle s’y consacrerait entièrement.

La décision est prise en 1997 : la Corporation Gabrielle-Roy, présidée par Annette, fait l'acquisition du bâtiment.

Commence alors une longue suite d’efforts, parfois semés d’obstacles, mais portés par une obstination tranquille. Pour libérer du temps et de l’énergie, Annette accepte même de tourner une page importante de sa vie professionnelle en cédant les Éditions des Plaines, en 1999.

Autour d’elle, plusieurs alliés se révèlent déterminants : Doris Lemoine, qui se forme en muséologie pour soutenir le projet, ou encore Lucien Guénette, comptable, qui n’hésite pas à garantir personnellement une partie d’un emprunt crucial.

Il y a aussi des gestes providentiels, comme un financement inattendu trouvé par le maire de Winnipeg Glen Murray, juste à temps pour refaire les fondations.

Le 19 juin 2003, sous un ciel clair qu’Annette accueille comme un signe, la maison où naquit Gabrielle Roy ouvre enfin ses portes au public.

Pour la femme passionnée de littérature canadienne-française, ce lieu devient bien plus qu’une demeure restaurée : c’est une présence, une sorte de sommet personnel qu’elle aura porté pendant des années et que tant d’autres peuvent désormais apprécier.

Au tournant du siècle d’Annette Saint-Pierre

Au tournant du siècle d’Annette Saint-Pierre

Au Café postal, un samedi soir, des carnets s’ouvrent, des stylos grattent le papier et des phrases naissent autour d’une grande table en bois.

Les ateliers Génération d’encre, organisés par les Éditions du Blé et le Conseil jeunesse provincial, rassemblent une relève qui écrit à voix basse, mais qui occupe déjà le territoire.

Des gens réunis dans un café.Les participants à un atelier Génération d’encre, au Café Postal. En février prochain, ils feront paraître un ouvrage collectif sous la bannière des Éditions du Blé. Photo : Radio-Canada / Gala Dionne

C’est ici, dans ce lieu chaleureux de Saint-Boniface, que l’on peut mesurer l’héritage d’Annette Saint-Pierre : une littérature qui continue de pousser, malgré les vents contraires.

Les maisons d’édition qu’elle a fondées ont permis aux écrivains de l’Ouest de se faire publier, de se lire, de s’étudier. Elles ont rendu le territoire lisible, et transmissible.

Pour l’auteur Laurent Poliquin, l’héritage d’Annette est clair : On peut maintenant parler d’une littérature franco-manitobaine. Avant, ce n’était pas possible.

Annette Saint-Pierre qui reçoit l'Ordre du Canada.
Annette Saint-Pierre qui reçoit l'Ordre du Canada. Photo : Radio-Canada

Je serais très touchée de pouvoir la revoir aujourd’hui, dit Louise Plamondon, présidente du conseil d’administration de la Maison Gabrielle-Roy. « La communauté la reconnaissait. Tout le monde voulait lui parler. »

Ce n’est pas de la nostalgie, mais bien de la reconnaissance. À 100 ans, Annette Saint-Pierre dit qu’elle ne sait pas combien de mois il lui reste, mais elle parle encore de projets, de manuscrits.

Son empreinte est là, dans les livres, sur les bancs d’école. Dans une maison de bois sur la rue Deschambault, et dans la main des jeunes auteurs franco-manitobains qui, aujourd’hui encore, osent écrire.

On a notre propre littérature. Nous existons, résume Lise Gaboury-Diallo.

Et Annette Saint-Pierre a passé 100 ans à faire en sorte que personne ne l’oublie.

Un portrait d'Annette Saint-Pierre, de profil, à son domicile de Saint-Boniface.
Annette Saint-Pierre, originaire du Québec, s'est livrée avec dévouement à la littérature franco-manitobaine et à son enseignement tout au long de sa vie. Photo : Radio-Canada / Megan Goddard

Texte : Gala Dionne
Réalisation : Thibault Jourdan et Gavin Boutroy
Édimestre : Martin Bruyère
Révision : Corinne Kraschewski
Édition : Marylène Têtu

read-entire-article

         

        

Une nouvelle Vibration dans le Monde entier avec les Franchise Medbed Quantique®!  

Protéger toute votre famille avec la technologie Orgo-Life®

  Advertising by Adpathway